{"id":5931,"date":"2026-01-14T06:00:27","date_gmt":"2026-01-14T04:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5931"},"modified":"2026-05-07T13:42:13","modified_gmt":"2026-05-07T10:42:13","slug":"10-14-06","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-14-06\/","title":{"rendered":"06. Quelques r\u00e8gles relatives \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction des parfums"},"content":{"rendered":"
Si l\u2019on est enrhum\u00e9, ou que l\u2019on souffre d\u2019une perte de l\u2019odorat (anosmie), on ne r\u00e9cite pas de b\u00e9n\u00e9diction sur les parfums, puisque l\u2019on ne tire pas jouissance de leur bonne odeur. Si l\u2019on doute de percevoir l\u2019odeur d\u2019un parfum, ou si l\u2019on doute que celui-ci conserve quelque odeur, on tentera de le sentir\u00a0: si l\u2019on per\u00e7oit la bonne odeur, on formera l\u2019intention d\u2019en tirer plaisir, et l\u2019on dira la b\u00e9n\u00e9diction. Si l\u2019on teste diff\u00e9rents parfums afin de d\u00e9cider lequel acheter\u00a0: tant que l\u2019on est occup\u00e9 \u00e0 les essayer, on ne r\u00e9cite pas de b\u00e9n\u00e9diction, puisque l\u2019intention n\u2019est pas alors d\u2019en tirer jouissance (Ben Ich \u2018Ha\u00ef, Vaet\u2018hanan<\/em> 2\u00a0; cf. ci-dessus, chap. 9 \u00a7 1, note 1).<\/p>\n Si l\u2019on a pris une mati\u00e8re odorif\u00e9rante et que l\u2019on en ait r\u00e9cit\u00e9 la b\u00e9n\u00e9diction, puis qu\u2019on l\u2019ait laiss\u00e9e, et qu\u2019ensuite on veuille la sentir de nouveau, on devra redire la b\u00e9n\u00e9diction. En effet, au moment o\u00f9 on l\u2019a prononc\u00e9e, on ne pensait pas respirer \u00e0 nouveau ce produit par la suite. Mais si, au moment de la b\u00e9n\u00e9diction, on a form\u00e9 l\u2019intention de continuer de sentir ce parfum, la b\u00e9n\u00e9diction vaut encore \u2013 tant que l\u2019on est chez soi \u2013 pour toute la journ\u00e9e. De m\u00eame, si une bonne odeur s\u2019est diffus\u00e9e dans la maison, et quoique l\u2019on n\u2019ait pas eu pour intention premi\u00e8re de continuer \u00e0 en jouir, on ne devra pas en r\u00e9p\u00e9ter la b\u00e9n\u00e9diction, puisque, en pratique, on continue d\u2019en percevoir l\u2019odeur. Si l\u2019on est sorti de chez soi pour une dur\u00e9e d\u2019une demi-heure, cela constitue une interruption\u00a0: quand on rentrera et que l\u2019on \u00e9prouvera de nouveau du plaisir \u00e0 sentir ce parfum, on r\u00e9p\u00e9tera la b\u00e9n\u00e9diction (Choul\u2018han \u2018Aroukh<\/em> 217, 1\u00a0; Maguen Avraham<\/em> 3).<\/p>\n Si l\u2019on entre dans un lieu o\u00f9 se trouvent plusieurs cat\u00e9gories de produits parfum\u00e9s, et que l\u2019on \u00e9prouve du plaisir \u00e0 les sentir tous ensemble, on dira Bor\u00e9 min\u00e9 bessamim<\/em>. Si l\u2019on veut respirer chaque cat\u00e9gorie s\u00e9par\u00e9ment, on formera l\u2019intention de ne pas tirer jouissance de l\u2019addition de toutes\u00a0; on s\u2019approchera de chacune des cat\u00e9gories de mani\u00e8re distincte, et l\u2019on r\u00e9citera la b\u00e9n\u00e9diction de chacune.<\/p>\n Si l\u2019on s\u2019est interrompu par des paroles portant sur un autre sujet, entre le moment o\u00f9 l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 la berakha<\/em> et le moment de sentir le parfum, on a perdu le b\u00e9n\u00e9fice de la berakha<\/em>\u00a0: il faut la r\u00e9p\u00e9ter avant de tirer profit du parfum.<\/p>\n Si l\u2019on tire plaisir de l\u2019odeur de l\u2019essence, ou de la colle, on ne dira pas pour autant de b\u00e9n\u00e9diction\u00a0: on n\u2019en r\u00e9cite une que si l\u2019odeur est consid\u00e9r\u00e9e comme bonne par la majorit\u00e9 des gens.<\/p>\n Si l\u2019on n\u2019\u00e9prouve point de plaisir \u00e0 sentir une odeur que la majorit\u00e9 des gens consid\u00e8rent comme bonne, on ne dira pas non plus de berakha<\/em>, puisque l\u2019on n\u2019en tire pas de jouissance.<\/p>\n On ne dit pas de b\u00e9n\u00e9diction pour l\u2019odeur \u00e9manant d\u2019une pipe\u00a0: puisqu\u2019il est interdit de fumer, en raison des dommages que le tabagisme cause \u00e0 la sant\u00e9, il n\u2019y a pas lieu de dire une b\u00e9n\u00e9diction pour le plaisir qu\u2019entra\u00eene le fait de fumer.<\/p>\n Il est interdit de sentir, \u00e0 Soukot, le parfum des myrtes (hadassim<\/em>) pr\u00e9sents dans le bouquet du loulav<\/em>\u00a0: dans la mesure o\u00f9 leur destination principale est le plaisir olfactif, leur statut change lorsqu\u2019ils sont affect\u00e9s \u00e0 la mitsva des quatre esp\u00e8ces\u00a0: ils sont alors consacr\u00e9s \u00e0 cette mitsva, et il est interdit de tirer profit de leur parfum (Souka<\/em> 37b). Pour le c\u00e9drat (\u00e9trog<\/em>), en revanche, il y a lieu de dire la b\u00e9n\u00e9diction quand on le prend sp\u00e9cialement pour le sentir \u2013 et non pour accomplir la mitsva des quatre esp\u00e8ces[7]<\/a><\/sup>.<\/p>\n