{"id":5967,"date":"2026-01-15T09:00:27","date_gmt":"2026-01-15T07:00:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=5967"},"modified":"2026-05-07T15:51:24","modified_gmt":"2026-05-07T12:51:24","slug":"10-15-09","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/10-15-09\/","title":{"rendered":"09. B\u00e9n\u00e9diction de reconnaissance pour la pluie"},"content":{"rendered":"
Les pluies venues du ciel sont l\u2019une des expressions les plus concr\u00e8tes de l\u2019abondance de vie que le Saint b\u00e9ni soit-Il dispense au monde. En effet, de la pluie d\u00e9pend la vie de l\u2019homme, des animaux et des plantes. Aussi, durant tout l\u2019hiver, nous louons l\u2019\u00c9ternel, dans la deuxi\u00e8me b\u00e9n\u00e9diction de la \u2018Amida, pour les pluies qu\u2019Il octroie au monde\u00a0; et dans la neuvi\u00e8me, nous le prions de nous accorder des pluies de b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n
En ce qui concerne les ann\u00e9es o\u00f9 la pluie manque, un d\u00e9cret des Sages pr\u00e9voit que, s\u2019il commence \u00e0 pleuvoir enfin, tout le monde doit r\u00e9citer une b\u00e9n\u00e9diction de reconnaissance, chacun selon sa propre situation\u00a0: si l\u2019on poss\u00e8de un champ dont on soit le seul propri\u00e9taire, on dira Ch\u00e9h\u00e9\u2018h\u00e9yanou<\/em>. Si l\u2019on poss\u00e8de un champ en copropri\u00e9t\u00e9, ou que l\u2019on soit mari\u00e9, et que le champ soit la copropri\u00e9t\u00e9 des deux \u00e9poux, comme c\u2019est l\u2019usage, on dira Hatov v\u00e9-ham\u00e9tiv<\/em>.<\/p>\n Ceux qui ne poss\u00e8dent pas de champ diront une b\u00e9n\u00e9diction g\u00e9n\u00e9rale de reconnaissance, appel\u00e9e, d\u2019apr\u00e8s son premier mot, Modim\u00a0<\/em>:<\/p>\n Nous te sommes reconnaissants, \u00c9ternel, notre Dieu et Dieu de nos p\u00e8res, pour chaque goutte que tu as fait tomber pour nous. Notre bouche d\u00fbt-elle \u00eatre emplie de cantiques comme la mer est emplie d\u2019eau, notre langue emplie de chants de joie comme la multitude de ses vagues, et nos l\u00e8vres de louanges comme les \u00e9tendues c\u00e9lestes, dussent nos yeux \u00e9clairer comme le soleil et la lune, nos bras \u00eatre \u00e9tendus comme les aigles au ciel et nos pas l\u00e9gers comme les biches, cela ne suffirait pas \u00e0 te remercier, \u00c9ternel notre Dieu et Dieu de nos p\u00e8res, ni \u00e0 b\u00e9nir ton nom, notre Roi, pour le milli\u00e8me des milliers de milliers, les myriades de myriades de tes bont\u00e9s, miracles et merveilles, que Tu as produits pour nos anc\u00eatres et pour nous. Jadis, Tu nous d\u00e9livras de l\u2019\u00c9gypte, \u00c9ternel notre Dieu, Tu nous lib\u00e9ras de la maison d\u2019esclavage. Dans la famine Tu nous as nourris, dans l\u2019abondance, Tu nous as sustent\u00e9s. De l\u2019\u00e9p\u00e9e Tu nous as sauv\u00e9s, de la peste Tu nous as fait \u00e9chapper, et Tu nous as tir\u00e9s de maladies mauvaises et nombreuses. Jusqu\u2019ici, ta mis\u00e9ricorde nous a aid\u00e9s, et tes bienfaits ne nous ont point abandonn\u00e9s. Tu ne nous d\u00e9laisseras jamais, \u00c9ternel notre Dieu. Aussi, les organes dont Tu nous as gratifi\u00e9s, l\u2019esprit et l\u2019\u00e2me que Tu as insuffl\u00e9s en nos narines, et la langue que Tu as plac\u00e9e en notre bouche, eux tous loueront et b\u00e9niront ton nom, \u00f4 notre Roi. B\u00e9ni sois-Tu, \u00c9ternel, Dieu de la multitude des louanges.<\/p>\n Telle est la version ashk\u00e9naze\u00a0; la version s\u00e9farade pr\u00e9sente de l\u00e9g\u00e8res variations par rapport \u00e0 celle-ci.<\/p>\n Certains estiment que ceux-l\u00e0 m\u00eame qui poss\u00e8dent un champ doivent, en plus de la b\u00e9n\u00e9diction Ch\u00e9h\u00e9\u2018h\u00e9yanou <\/em>ou Hatov v\u00e9-ham\u00e9tiv<\/em>, r\u00e9citer cette b\u00e9n\u00e9diction de Modim<\/em> (Rabbi Aaron Hal\u00e9vi, Ritva). Cependant, de nombreux auteurs pensent que, d\u00e8s lors qu\u2019ils doivent prononcer la b\u00e9n\u00e9diction de reconnaissance qui leur est personnelle, ils ne sont pas autoris\u00e9s \u00e0 r\u00e9citer Modim<\/em> (Rif\u00a0; Ma\u00efmonide\u00a0; Choul\u2018han \u2018Aroukh <\/em>221, 2). Les propri\u00e9taires de champs qui voudront embellir l\u2019accomplissement de la mitsva r\u00e9citeront la b\u00e9n\u00e9diction Modim<\/em> sans mentionner le nom ni la royaut\u00e9 de Dieu.<\/p>\n On ne r\u00e9cite pas la b\u00e9n\u00e9diction de reconnaissance pour une pluie en faible quantit\u00e9, mais seulement apr\u00e8s que les gouttes sont apparues vigoureusement, suivant l\u2019expression talmudique\u00a0: \u00ab\u00a0comme le nouveau mari\u00e9 vient \u00e0 la rencontre de l\u2019\u00e9pous\u00e9e\u00a0\u00bb (Berakhot <\/em>59b)\u00a0; en d\u2019autres termes, quand la pluie se rassemble sur la terre et que, \u00e0 la suite de cette pluie tombant et frappant le sol, il y a comme des bulles et des gouttes rejaillissant vers le haut \u2013 ce qui ressemble \u00e0 la danse des jeunes mari\u00e9s (Choul\u2018han \u2018Aroukh, Ora\u2018h \u2018Ha\u00efm<\/em> 221). Cela, bien qu\u2019il n\u2019y ait pas encore assez de pluie pour saturer le sol et remplir les r\u00e9servoirs d\u2019eau.<\/p>\n Si, apr\u00e8s que l\u2019on a r\u00e9cit\u00e9 la berakha<\/em> de reconnaissance pour la pluie, il y a une nouvelle cessation de la pluie, puis que, apr\u00e8s que l\u2019on a recommenc\u00e9 \u00e0 prier pour elle, une nouvelle pluie de b\u00e9n\u00e9diction survienne, on redira la berakha<\/em>, comme on l\u2019avait fait la premi\u00e8re fois[6]<\/a><\/sup>.<\/p>\n