Les Sages enseignent que l\u2019un des quatre cas dans lesquels on doit r\u00e9citer la Birkat hagomel<\/em> est celui o\u00f9 l\u2019on sort de prison. La question est de savoir si, m\u00eame apr\u00e8s une r\u00e9clusion p\u00e9nitentiaire dans un pays d\u00e9mocratique, il faut dire cette b\u00e9n\u00e9diction. En pratique, celui qui a subi une p\u00e9riode de r\u00e9clusion, et dont le psychisme a \u00e9t\u00e9 choqu\u00e9 par cela, devra r\u00e9citer la b\u00e9n\u00e9diction. Quoiqu\u2019il ne se soit pas trouv\u00e9 en danger vital pendant cette p\u00e9riode, le d\u00e9tenu lib\u00e9r\u00e9 devra remercier l\u2019\u00c9ternel \u00e0 sa lib\u00e9ration, en r\u00e9citant la Birkat hagomel\u00a0<\/em>; car sa d\u00e9tention aura \u00e9prouv\u00e9 son esprit, et \u00e9veill\u00e9 en lui de grandes craintes \u2013 la perte de la libert\u00e9, la peur d\u2019\u00eatre maltrait\u00e9 et humili\u00e9. Mais si cette p\u00e9riode de d\u00e9tention n\u2019a pas cr\u00e9\u00e9 de tel choc, et que l\u2019on ne se soit pas du tout trouv\u00e9 en danger, il n\u2019y a pas lieu de r\u00e9citer la berakha<\/em>.<\/p>\n
Une personne kidnapp\u00e9e par des terroristes ou des bandits qui menacent sa vie devra r\u00e9citer la Birkat hagomel<\/em> apr\u00e8s sa lib\u00e9ration. Quoique cette personne n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9e par un gouvernement ni par un quelconque r\u00e9gime, sa d\u00e9tention lui faisait courir un danger mortel[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n