{"id":61,"date":"2016-01-15T10:00:23","date_gmt":"2016-01-15T08:00:23","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=61"},"modified":"2018-03-19T11:29:15","modified_gmt":"2018-03-19T09:29:15","slug":"05-15-10","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/05-15-10\/","title":{"rendered":"10. Mitsva de la lecture\u00a0; que faire quand on manque un mot"},"content":{"rendered":"
La mitsva de la lecture de la M\u00e9guila consiste, nous l\u2019avons vu, \u00e0 lire celle-ci dans un rouleau valide, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre sur parchemin. Si on l\u2019a r\u00e9cit\u00e9e par c\u0153ur, ou qu\u2019on en ait fait la lecture \u00e0 partir d\u2019un livre imprim\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation (Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> 690, 3). Si on en a lu l\u2019essentiel dans un rouleau valide, et une partie dans un livre imprim\u00e9, ou qu\u2019on ait r\u00e9cit\u00e9 par c\u0153ur une partie du texte, on est quitte, \u00e0 condition d\u2019avoir effectivement r\u00e9cit\u00e9 tout le texte, sans en retrancher un seul mot (comme nous l\u2019avons vu au paragraphe pr\u00e9c\u00e9dent).<\/p>\n Mais si le lecteur a omis un mot, ou qu\u2019il se soit tromp\u00e9 sur un mot, de telle sorte que l\u2019erreur modifie le sens du mot, la majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires estiment qu\u2019il n\u2019est pas quitte de son obligation\u00a0: le lecteur doit r\u00e9p\u00e9ter sa lecture de la M\u00e9guila, de fa\u00e7on cette fois conforme \u00e0 la halakha[12]<\/a><\/sup>.<\/p>\n M\u00eame quand le lecteur a lu tous les mots de fa\u00e7on conforme \u00e0 la halakha, si l\u2019auditeur, lui, n\u2019a pas entendu l\u2019un des mots, cet auditeur n\u2019est pas quitte. C\u2019est l\u00e0, en pratique, la r\u00e8gle la plus importante parmi celles de la M\u00e9guila car, du fait de la pr\u00e9sence d\u2019enfants \u00e0 la synagogue, le bruit est fort, et certains fid\u00e8les ne parviennent pas \u00e0 entendre tous les mots. En particulier, le risque s\u2019accro\u00eet lorsque le nom d\u2019Haman est recouvert du bruit des cr\u00e9celles\u00a0: il arrive que le lecteur poursuive sa lecture alors que les enfants font du bruit\u00a0; ceux qui sont assis au fond de la synagogue ne peuvent entendre tel mot, perdant ainsi le b\u00e9n\u00e9fice de toute la lecture.<\/p>\n La solution consiste, quand on a manqu\u00e9 d\u2019entendre un ou plusieurs mots, \u00e0 compl\u00e9ter imm\u00e9diatement les mots manquants en les lisant (de mani\u00e8re articul\u00e9e, \u00e0 voix basse), dans le livre que l\u2019on a face \u00e0 soi. Si, entre-temps, l\u2019officiant a poursuivi sa lecture, on continuera de lire \u00e0 voix basse jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019on atteigne l\u2019endroit o\u00f9 le lecteur se trouve. Il est vrai que le livre imprim\u00e9, qui est plac\u00e9 face \u00e0 soi, n\u2019est pas valide pour y lire la M\u00e9guila au titre de la mitsva\u00a0; mais puisque l\u2019on aura entendu la majorit\u00e9 du texte, lu dans un rouleau valide, on pourra, a posteriori, compl\u00e9ter pour soi-m\u00eame les mots manquants en les lisant dans un livre imprim\u00e9. Par contre, lorsqu\u2019on entend correctement les mots chant\u00e9s par le lecteur, on ne les articulera pas en m\u00eame temps, en suivant dans son livre imprim\u00e9[13]<\/a><\/sup>.<\/p>\n