{"id":624,"date":"2016-02-10T00:03:06","date_gmt":"2016-02-09T22:03:06","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=624"},"modified":"2017-01-11T13:13:06","modified_gmt":"2017-01-11T11:13:06","slug":"02-10-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/02-10-03\/","title":{"rendered":"03 \u2013 Ces b\u00e9n\u00e9dictions sont-elles une obligation toranique ?"},"content":{"rendered":"
Rabbi Yehouda a dit au nom de Rav\u00a0: \u00ab\u00a0D\u2019o\u00f9 savons-nous que la b\u00e9n\u00e9diction pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la Torah trouve sa source dans la Torah\u00a0? En ce qu\u2019il est dit (Dt 32, 3)\u00a0:\u00a0\u201cQuand j\u2019invoque le nom de l\u2019Eternel, glorifiez notre Dieu\u201d\u00a0\u00bb (Berakhot <\/em>21a).<\/p>\n Ce passage talmudique s\u2019explique de la fa\u00e7on suivante\u00a0: toute la Torah consiste en noms <\/em>du Saint b\u00e9ni soit-Il (Zohar<\/em> II 87, 1\u00a0; Tiqoun\u00e9 Zohar<\/em>, Tiqoun <\/em>10)\u00a0; en effet, Lui-m\u00eame reste totalement soustrait \u00e0 notre connaissance, et c\u2019est par le biais de la Torah que le Saint b\u00e9ni soit-Il se r\u00e9v\u00e8le au monde. La Torah est donc constitu\u00e9e de noms<\/em> du Saint b\u00e9ni soit-Il, car c\u2019est par elle qu\u2019Il se r\u00e9v\u00e8le au monde1<\/a><\/sup>. C\u2019est \u00e0 ce propos qu\u2019il est dit\u00a0: \u00ab\u00a0Lorsque j\u2019invoque le nom<\/em> de l\u2019Eternel\u00a0\u00bb \u2013 avant d\u2019\u00e9tudier la Torah \u2013 \u00ab\u00a0glorifiez notre Dieu\u00a0\u00bb \u2013 prononcez une b\u00e9n\u00e9diction en l\u2019honneur de Celui qui donne la Torah2<\/a><\/sup>.<\/p>\n En pratique, les Richonim sont partag\u00e9s sur la question de savoir si ce passage talmudique doit \u00eatre compris litt\u00e9ralement, ce qui signifierait qu\u2019il existe une mitsva de rang toranique<\/em> de r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah avant d\u2019\u00e9tudier3<\/a><\/sup>. Selon Ma\u00efmonide et le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em> (Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 209, 3), il s\u2019agit d\u2019une obligation rabbinique, et l\u2019interpr\u00e9tation midrachique du verset cit\u00e9 n\u2019est qu\u2019un appui<\/em> textuel apport\u00e9 \u00e0 la r\u00e8gle4<\/a><\/sup>. D\u2019apr\u00e8s cela, en cas de doute, il faut \u00eatre indulgent et ne pas dire la b\u00e9n\u00e9diction. Tel est l\u2019usage s\u00e9farade (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 47, 2). Toutefois, selon la majorit\u00e9 des Richonim, parmi lesquels Na\u2019hmanide et le Rachba, la mitsva de dire les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah trouve sa source dans la Torah \u00e9crite. Aussi, dans un cas d\u2019incertitude \u2013 quand on se demande si l\u2019on a dit ou non les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah\u00a0\u2013, on doit \u00eatre rigoureux et les r\u00e9citer, conform\u00e9ment au principe\u00a0sfeqa de-ora\u00eftha l\u00e9\u2019houmra<\/em> (\u00ab\u00a0en cas de doute sur une r\u00e8gle de rang toranique, on doit \u00eatre rigoureux\u00a0\u00bb). Tel est l\u2019usage ashk\u00e9naze (Michna Beroura<\/em> 47, 1) 5.Selon Ma\u00efmonide, la seule b\u00e9n\u00e9diction de rang toranique est le Birkat hamazon<\/em> (actions de gr\u00e2ce apr\u00e8s le repas) ; c\u2019est ce qu\u2019\u00e9crit le Choul\u2019han \u2018Aroukh<\/em>, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm<\/em> 209, 3. Toutefois, la majorit\u00e9 des Richonim et des A\u2019haronim pensent que les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah sont, elles aussi, de rang toranique. C\u2019est ce que s\u2019emploie \u00e0 d\u00e9montrer le Chaagat Ary\u00e9\u00a0<\/em>: en effet, la Gu\u00e9mara a voulu enseigner un kal va\u2019homer<\/em> [raisonnement a fortiori, l\u2019une des r\u00e8gles d\u2019herm\u00e9neutique par lesquelles le texte biblique s\u2019\u00e9tudie] \u00e0 partir des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah, pour en tirer un enseignement sur la b\u00e9n\u00e9diction qui pr\u00e9c\u00e8de le repas\u00a0; or il n\u2019est pas admis de tirer un kal va\u2019homer<\/em> d\u2019une r\u00e8gle rabbinique. Quoi qu\u2019il en soit, en cas de doute, le Chaagat Ary\u00e9<\/em> donne pour directive de ne dire que la b\u00e9n\u00e9diction Acher ba\u2019har banou<\/em>(\u00ab\u00a0qui nous as choisis\u00a0\u00bb, troisi\u00e8me partie des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah). Bien que certains soient d\u2019avis de r\u00e9citer l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de ces b\u00e9n\u00e9dictions, c\u2019est dans ce m\u00eame sens que tranche le Michna Beroura <\/em>47, 1. Cf. Ch\u00e9\u00e9rit Yossef<\/em> 47, 3 pour une large vue sur les sources. Cf. aussi \u2018<\/em>Aroukh Hachoul\u2019han<\/em> 47, 2, qui explique que, d\u2019apr\u00e8s Ma\u00efmonide lui-m\u00eame, les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah ont rang toranique, mais sont seulement incluses au sein de la mitsva d\u2019\u00e9tude<\/em>, et ne constituent donc pas une mitsva autonome.].<\/p>\n Cependant, d\u2019apr\u00e8s toutes les opinions, s\u2019il se trouve pr\u00e8s de nous une personne qui n\u2019a pas encore dit les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah, il vaut mieux \u00e9couter cette personne r\u00e9citer les b\u00e9n\u00e9dictions (en ayant l\u2019intention de se rendre quitte par l\u2019\u00e9coute), et sortir ainsi du doute. Quand aucune possibilit\u00e9 de cet ordre ne se pr\u00e9sente, mais que l\u2019on s\u2019appr\u00eate \u00e0 prier et \u00e0 dire la b\u00e9n\u00e9diction Ahavat \u2018olam<\/em>, on formera l\u2019intention de s\u2019acquitter par elle de son obligation. Mais si l\u2019heure de la pri\u00e8re n\u2019est pas encore venue, et que personne alentour n\u2019est en mesure de nous faire entendre ces b\u00e9n\u00e9dictions, on doit, selon ceux qui soutiennent que les b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah sont une obligation toranique, \u00eatre rigoureux et, dans le doute, en r\u00e9citer le texte. Simplement, il suffira de dire la troisi\u00e8me partie, Acher ba\u2019har banou<\/em> (\u00ab\u00a0qui nous as choisis\u00a0\u00bb), qui est la plus importante des b\u00e9n\u00e9dictions de la Torah.<\/p>\n Rabbi Yehouda a dit au nom de Rav\u00a0: \u00ab\u00a0D\u2019o\u00f9 savons-nous que la b\u00e9n\u00e9diction pr\u00e9alable \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la Torah trouve sa source dans la Torah\u00a0? En ce qu\u2019il est dit (Dt 32, 3)\u00a0:\u00a0\u201cQuand j\u2019invoque le nom de l\u2019Eternel, glorifiez notre Dieu\u201d\u00a0\u00bb (Berakhot 21a). Ce passage talmudique s\u2019explique de la fa\u00e7on suivante\u00a0: toute la Torah consiste […]<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[64],"tags":[],"class_list":["post-624","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-10"],"yoast_head":"\n\n
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