{"id":828,"date":"2016-04-09T07:00:45","date_gmt":"2016-04-09T04:00:45","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=828"},"modified":"2018-03-20T12:31:48","modified_gmt":"2018-03-20T10:31:48","slug":"04-09-07","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-09-07\/","title":{"rendered":"07. Cas de n\u00e9cessit\u00e9, malades et enfants"},"content":{"rendered":"
M\u00eame dans les communaut\u00e9s ashk\u00e9nazes, il est certain que la coutume interdisant les l\u00e9gumineuses n\u2019\u00e9tait pas aussi \u00e9lev\u00e9e, dans la hi\u00e9rarchie des normes, que l\u2019interdit du \u2018hamets. Aussi, en cas de n\u00e9cessit\u00e9 pressante \u2013 comme les ann\u00e9es de s\u00e9cheresse ou de famine \u2013, les grands ma\u00eetres autoris\u00e8rent la consommation des l\u00e9gumineuses. Toutefois, en pratique, il est souvent arriv\u00e9 que, en cas de s\u00e9cheresse, les rabbins fussent partag\u00e9s\u00a0: les circonstances \u00e9taient-elles \u00e0 ce point urgentes qu\u2019il fall\u00fbt autoriser les l\u00e9gumineuses\u00a0? Certains tendaient \u00e0 l\u2019indulgence, d\u2019autres \u00e0 la rigueur. Certains auteurs ne le permettaient qu\u2019aux pauvres, mais l\u2019interdisaient aux riches, car ceux-ci pouvaient acheter d\u2019autres aliments. En ces mati\u00e8res, il faut se conduire, en tout endroit, selon les prescriptions du rabbinat local reconnu, car celui-ci incarne l\u2019autorit\u00e9 en mati\u00e8re religieuse, le mara de-atra<\/em> (ma\u00eetre du lieu).<\/p>\n Certains A\u2019haronim ont \u00e9crit que, de l\u2019avis m\u00eame des d\u00e9cisionnaires indulgents, il faut appliquer l\u2019indulgence en premier lieu \u00e0 celles des esp\u00e8ces de l\u00e9gumineuses qui ne ressemblent pas aux c\u00e9r\u00e9ales\u00a0; ce n\u2019est que s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre choix que l\u2019on pourra \u00e9tendre l\u2019indulgence au riz, au millet ou au sarrasin (kacha<\/em>), qui ressemblent aux c\u00e9r\u00e9ales (Nichmat Adam<\/em>). Certains A\u2019haronim ont encore \u00e9crit que, m\u00eame lorsqu\u2019on est indulgent, il faut d\u2019abord \u00e9chauder les l\u00e9gumineuses \u00e0 l\u2019eau bouillante, car, de cette mani\u00e8re, les c\u00e9r\u00e9ales elles-m\u00eames ne fermentent pas. Et bien que, en pratique, on ne permette pas, de nos jours, d\u2019\u00e9chauder les c\u00e9r\u00e9ales (cf. ci-dessus, chap. 2 \u00a7 7), il est pr\u00e9f\u00e9rable, quand on est contraint d\u2019all\u00e9ger la coutume interdisant les qitniot<\/em>, d\u2019amender cet all\u00e9gement en ce qui est possible (\u2018Hatam Sofer, Ora\u2019h \u2018Ha\u00efm <\/em>122, Michna Beroura<\/em> 453, 7)[8]<\/a><\/sup>.<\/p>\n De m\u00eame, il est permis \u00e0 un malade devant manger des l\u00e9gumineuses de les consommer \u00e0 Pessa\u2019h, m\u00eame dans le cas o\u00f9 sa maladie ne le met pas en danger. Par exemple, si un malade souffre de constipation, il peut prendre des graines de lin tremp\u00e9es dans de l\u2019eau, ce qui est utile contre cette affection. De m\u00eame, il est permis de nourrir les b\u00e9b\u00e9s qui en auraient besoin d\u2019aliments \u00e0 base de riz (\u2018Hay\u00e9 Adam <\/em>127, 6). Il convient en ce cas d\u2019y assigner des ustensiles sp\u00e9cifiques. Dans tous les cas d\u2019indulgence, il faut bien trier les l\u00e9gumineuses, de crainte que n\u2019y soient m\u00eal\u00e9s des grains de c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n