{"id":992,"date":"2016-04-16T08:00:19","date_gmt":"2016-04-16T05:00:19","guid":{"rendered":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/?p=992"},"modified":"2018-03-21T11:17:51","modified_gmt":"2018-03-21T09:17:51","slug":"04-16-08","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ph.yhb.org.il\/fr\/04-16-08\/","title":{"rendered":"08. Quantit\u00e9 de vin et mesure du verre"},"content":{"rendered":"
Afin d\u2019accomplir la mitsva des quatre coupes (ainsi que toute consommation d\u2019une coupe de vin \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une mitsva\u00a0: Qidouch, Havdala, Birkat hamazon<\/em>, b\u00e9n\u00e9dictions d\u2019un mariage\u2026), il faut que la quantit\u00e9 de vin pr\u00e9sente dans la coupe ait une certaine importance. Nos sages ont fix\u00e9 qu\u2019il faut y verser au moins un quart de log\u00a0<\/em>(= un revi\u2019it<\/em>) ; si l\u2019on y a vers\u00e9 moins de cette quantit\u00e9, on n\u2019est pas quitte de son obligation (Pessa\u2019him<\/em> 108b).<\/p>\n Un quart de log<\/em>, c\u2019est la mesure correspondant au volume d\u2019un \u0153uf et demi. D\u2019apr\u00e8s le calcul de Rabbi \u2018Ha\u00efm Naeh, bas\u00e9 sur Ma\u00efmonide et d\u2019autres Richonim, cela fait 86 millilitres. Cependant, suivant des calculs r\u00e9vis\u00e9s, plus pr\u00e9cis, il s\u2019av\u00e8re que la mesure \u00e9quivaut en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 75 ml (cf. dans la s\u00e9rie Pnin\u00e9 Halakha, <\/em>le volume consacr\u00e9 aux B\u00e9n\u00e9dictions<\/em>, chap. 10, note 11). Toutefois, cette mesure n\u2019est pas accept\u00e9e par tous les d\u00e9cisionnaires, car, \u00e0 la suite des exils, des doutes sont apparus concernant ce que l\u2019on entend par \u00ab\u00a0mesure d\u2019une olive\u00a0\u00bb (kaza\u00eft<\/em>) ou \u00ab\u00a0mesure d\u2019un \u0153uf\u00a0\u00bb (kabeitsa<\/em>). Certains d\u00e9cisionnaires ashk\u00e9nazes (Noda\u2019 Biyehouda<\/em>, \u2018Hazon Ich<\/em>) sont rigoureux, et estiment que la taille des \u0153ufs, de nos jours est plus petite, de moiti\u00e9 environ, que celle des \u0153ufs \u00e0 l\u2019\u00e9poque talmudique. Par cons\u00e9quent, si la mesure d\u2019un revi\u2019it<\/em> \u00e9tait, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, d\u2019un \u0153uf et demi, il faut compter que, de nos jours, elle approche trois \u0153ufs, ce qui fait environ 150 ml\u00a0; c\u2019est cette mesure que l\u2019on appelle, de nos jours, mesure du \u2018Hazon Ich<\/em>.<\/p>\n En pratique, la position principale, parmi les d\u00e9cisionnaires, tend \u00e0 l\u2019indulgence, et c\u2019est en ce sens qu\u2019est fix\u00e9e la coutume s\u00e9farade. Quant \u00e0 la coutume ashk\u00e9naze, le Michna Beroura<\/em> (271, 68 et 486, 1) \u00e9crit que, s\u2019agissant de mitsvot dont le fondement est toranique, telles que le Qidouch du soir de Chabbat, ou la Havdala, il est bon, a priori, de tenir compte de l\u2019opinion rigoureuse. Pour des mitsvot de rang rabbinique, en revanche, telles que les quatre coupes du s\u00e9der, ou la mesure de revi\u2019it<\/em> pour d\u00e9terminer si l\u2019on doit dire la b\u00e9n\u00e9diction finale, on peut accomplir la mitsva par le biais de la petite mesure, conforme \u00e0 l\u2019opinion de la grande majorit\u00e9 des d\u00e9cisionnaires. Cependant, a priori, il ne convient pas d\u2019accomplir la mitsva par le biais de la plus petite mesure\u00a0: on remplit une belle coupe, qui contient beaucoup plus.<\/p>\n Il faut encore observer avec soin les directives des sages \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la coupe sur laquelle on dira les b\u00e9n\u00e9dictions\u00a0: qu\u2019elle soit intacte, sans \u00e9br\u00e9chure\u00a0; et qu\u2019on la remplisse, m\u00eame si sa contenance est nettement sup\u00e9rieure \u00e0 la quantit\u00e9 par laquelle on s\u2019acquitte de la mitsva (un revi\u2019it<\/em>, 75 ml). Il faut remplir la coupe sans parcimonie. Le propos n\u2019est pas qu\u2019elle soit remplie \u00e0 ras-bords \u2013 de fa\u00e7on telle qu\u2019il serait \u00e0 craindre que le vin n\u2019en vienne \u00e0 se renverser \u2013, mais qu\u2019elle soit remplie g\u00e9n\u00e9reusement, pr\u00e8s du bord (environ un demi-centim\u00e8tre en-dessous).<\/p>\n La coupe doit \u00eatre propre, bien rinc\u00e9e, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Cette exigence ne vaut que pour la premi\u00e8re des quatre coupes\u00a0; mais quand on s\u2019appr\u00eate \u00e0 boire la coupe suivante, et \u00e0 moins qu\u2019elle n\u2019ait \u00e9t\u00e9 salie, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de la relaver\u00a0; en effet, la consommation des quatre coupes est consid\u00e9r\u00e9e comme un seul et m\u00eame ensemble, et ce n\u2019est qu\u2019au d\u00e9but de la boisson que la coupe doit avoir \u00e9t\u00e9 rinc\u00e9e (Michna Beroura<\/em> 473, 68). Certains sont cependant pointilleux \u00e0 cet \u00e9gard, et rincent leur coupe avant chacune des quatre consommations (Kaf Ha\u2019ha\u00efm<\/em> 473, 1)[4]<\/a><\/sup>.<\/p>\n