Pour un légume qui pousse dans un pot de terre non percé, la bénédiction est Ha-adama, bien que ses racines ne soient pas reliées à la terre. Cela, parce que ce qui pousse dans ce pot est une espèce de la catégorie Ha-adama ; de plus, dans le pot lui-même, il y a aussi de la terre.
Certains émettent des doutes quant à des feuilles et des fruits de la terre que l’on a fait pousser dans l’eau, sans terre : il se peut que, puisque leurs racines ne pénètrent pas dans le sol, il ne soit pas exact de dire Ha-adama. Aussi ces auteurs estiment-ils qu’il est préférable de dire, en ce cas, la bénédiction Chéhakol (Rav Chelomo Zalman Auerbach). Mais en pratique, puisqu’il s’agit de plantes que l’on a l’habitude de cultiver sur la terre, et que l’origine elle-même de ces plantes et de ces fruits réside dans des plantes ou fruits qui, eux, ont poussé sur la terre, la bénédiction reste Ha-adama (Or lé-Tsion II 14, 13 ; Rav Mordekhaï Elyahou ; Chévet Halévi I 205).
Mais pour des graines germées, qui poussent notoirement sur de l’eau, un doute se présente : peut-être la bénédiction est-elle Ha-adama, puisqu’elles ressemblent, par leur croissance, aux légumes ; peut-être est-ce Chéhakol, puisqu’il n’est pas habituel de les cultiver sur la terre. En raison du doute, il est juste de dire Chéhakol.