10. Fruits et légumes entièrement broyés

Pour de la purée de fruits broyés à la machine (et dont on a l’habitude de nourrir les bébés), la bénédiction est Chéhakol : puisque ces fruits ont subi un complet broyage qui a modifié leur apparence, leur bénédiction a changé. Mais s’il reste des morceaux de fruit à l’intérieur de la purée, c’est que les fruits n’ont pas été broyés entièrement ; on dira donc Ha‘ets sur les morceaux de fruit, ce par quoi on couvrira toute la purée (Ben Ich ‘Haï, Pin‘has 12).

Pour une confiture ordinaire, sans morceaux de fruits, on dit Chéhakol, quoique l’on sache qu’elle est faite de fruits. S’il y reste des morceaux de fruits, on dira Ha‘ets sur les morceaux, ce par quoi l’on exemptera le reste.

Pour du concentré de tomates, la bénédiction est Chéhakol, puisque les tomates ont été entièrement broyées. Certes, de nos jours, de très nombreuses tomates sont cultivées pour la production de concentré. Mais puisque l’utilité essentielle du concentré de tomates est de donner du goût aux plats, il n’a pas d’importance propre ; et puisque la tomate a entièrement changé d’apparence, celui qui mange de ce concentré dira Chéhakol.

Pour des snacks de maïs au beurre de cacahuète (du type Bamba), on dit Chéhakol. Bien que cela soit fait de farine de maïs et de beurre de cacahuète, la bénédiction est Chéhakol, parce que ces végétaux sont entièrement broyés. De même, on dit Chéhakol sur le massepain (marzipan) fait d’amandes moulues.

Sur du halva (pâte de sésame sucrée) ou de la te‘hina (ou tahini, crème de sésame), on dit Chéhakol : puisque les grains de sésame sont entièrement moulus, qu’ils ont perdu leur forme première et qu’on ne désignerait pas ces préparations sous le nom de sésame, la bénédiction est modifiée[7].

Mais pour une friandise faite de grains de sésame, de sucre et de miel, on dira Ha-adama, puisque la majorité est constituée de grains de sésame qui n’ont pas été broyés, et dont l’aspect n’a pas changé.


[7]. Quand le fruit [ou le légume, ou le végétal] est moulu, et que l’on en a fait ensuite un autre aliment – à l’instar du millet et du maïs moulus que l’on cuit au four pour en faire du pain –, le Choul‘han ‘Aroukh (208, 8) lui-même, qui tranche selon l’avis de Maïmonide, admet que l’on dit Chéhakol. La règle est la même s’agissant des Bamba et du halva, dont les ingrédients ont d’abord été moulus, puis reconstitués tels un aliment nouveau. 

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