05. Feux de camp et joie de Lag ba’omer

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Depuis des siècles, on a coutume, à Méron, près du tombeau de Rabbi Chimon bar Yo’haï, d’allumer un feu en l’honneur de sa hiloula. Même dans les autres contrées, les personnes ferventes ont l’usage d’allumer des feux à Lag ba’omer. Certains ont coutume d’allumer des bougies à la synagogue, en l’honneur de la hiloula.

Lumière et bougie font respectivement allusion à la Torah et aux mitsvot, ainsi qu’il est dit : « Car c’est une lampe que le commandement, et la Torah est lumière » (Pr 6, 23). Le feu est une chose prodigieuse. Du sein de branches et d’huiles froides et inertes, jaillit soudain une flamme dotée de facultés éminentes : éclairer, réchauffer et brûler. C’est pourquoi la Torah et les mitsvot sont comparées au feu et à la flamme : par la Torah et les mitsvot qu’il accomplit en ce monde-ci, sombre et froid, l’homme jouit de la lumière du monde futur.

Les Juifs de tradition hassidique ont coutume d’allumer des feux à Lag ba’omer afin de faire allusion à la grande lumière des secrets de la Torah, qui se révélèrent par le biais de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Le Zohar raconte ainsi que, le jour de son décès, Rabbi Chimon bar Yo’haï dévoila à ses disciples de grands secrets, qui furent recueillis dans le texte intitulé Idra Zouta ; à cause de l’intensité du feu, ses disciples ne purent s’approcher de lui (III 291b).

Cela dit, il faut insister sur le fait que les coutumes de Lag ba’omer sont facultatives. Ni Maïmonide ni le Choul’han ‘Aroukh n’ont prescrit l’obligation d’allumer de feux à Lag ba’omer, ou de se rendre sur le tombeau de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Et de nombreux grands maîtres d’Israël n’observaient pas du tout ces coutumes.

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