02. Le règne grec

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Durant des siècles, s’est développée en Grèce une culture qui produisit de grandes avancées en science, en philosophie, en littérature, dans les arts, l’architecture, la stratégie militaire et les institutions de pouvoir. La puissance grecque s’accrut avec le temps. À la suite de ses victoires sur ses rivaux, Philippe II de Macédoine réussit à unifier les Etats grecs sous son autorité. Il invita le plus grand des philosophes et scientifiques grecs, Aristote, à être le précepteur de son fils Alexandre. Quand Alexandre accéda au pouvoir, il entreprit une campagne de conquêtes. En trois ans (de 3426 à 3429, ou de 334 à 331 avant l’ère civile), les Grecs conquirent de prodigieux territoires, l’Asie mineure, la terre d’Israël, l’Egypte, et tout le vaste territoire de l’empire perse, jusqu’à l’Inde.

Après la mort d’Alexandre de Macédoine, les commandants de l’armée grecque commencèrent à se combattre mutuellement pour l’exercice du pouvoir, jusqu’à ce que les immenses territoires sous souveraineté grecque se divisassent en plusieurs royaumes grecs.

En conséquence de la conquête territoriale, la culture grecque se répandit dans tous ces pays. Elle assimila toutes les cultures environnantes, et créa une culture hellénistique unitaire. Le type de régime, la langue, la culture, les compétitions sportives de toutes ces contrées devinrent hellénistiques. Les riches et les notables de chacun de ces peuples s’assimilèrent aux Grecs et imitèrent leur mode de vie.

La Judée, elle aussi, fut gouvernée par les Grecs, et, là encore, l’hellénisation se répandit. Toutefois les Juifs étaient différents des autres peuples ; aussi le processus d’hellénisation en Judée fut relativement lent. Mais durant les cent soixante années de leur règne, les Grecs virent croître leur influence, principalement sur la classe aisée. À un certain stade de cette influence, les Grands-prêtres Jason et Ménélas furent eux-mêmes les fers de lance de l’hellénisation, et œuvrèrent en faveur de l’influence grecque sur la Judée. Ils édifièrent, à côté du Temple, un stade pour les concours de lutte, et préféraient regarder les combats plutôt que de faire le service des sacrifices au Temple[2].


[2]. Alexandre de Macédoine est mort en 3437 (323 avant l’ère civile). Ptolémée et Séleucos luttèrent contre Antigone, le vainquirent devant Gaza en l’an 3448 (-312), et partagèrent entre eux le territoire : l’Egypte à Ptolémée, la Syrie et la Babylonie à Séleucos. Après cela, ils se firent la guerre l’un à l’autre pour la terre d’Israël. Dès 3459 (-301), c’est la maison de Ptolémée qui en prit le contrôle pour plus de cent années. En 3562 (-198), Antiochus III, de la dynastie séleucide, conquit la terre d’Israël. Vers la fin de sa vie, son pouvoir déclina.

Quand il tenta la conquête du royaume de Pergame en Asie mineure, les Romains vinrent au secours de Pergame et l’emportèrent sur lui : il fut contraint de leur payer de lourds tributs. Après lui, Antiochus Epiphane régna (de 3584 à 3598, ou de -176 à -164). C’est lui, Antiochus l’impie, qui persécuta religieusement le peuple juif. (L’essentiel de la présente note et des suivantes est emprunté à l’ouvrage du Dr Mordekhaï Breuer, Divré Hayamim Lé-Israël Oul’oumot Ha’olam, éd. Mossad Harav Kook.)

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