08. Friandises

Les cacahuètes pralinées, de même que les amandes enrobées de chocolat, ont pour élément principal la cacahuète ou l’amande, tandis que l’enrobage est destiné à lui donner du goût. On récitera donc Ha-adama sur la cacahuète, Ha‘ets sur l’amande. Pour une dragée, bonbon contenant une amande, la bénédiction est Chéhakol. De même, pour du chocolat aux noix, on dit Chéhakol, puisque les noix sont l’accessoire du chocolat (cf. ci-dessus, chap. 8 § 9). En général, le nom de l’aliment indique ce que, dans le fond, il est : s’il est appelé bonbon, ou chocolat, c’est que le fruit qu’il contient est accessoire ; la bénédiction est donc Chéhakol. S’il est appelé cacahuète enrobée, ou amande chocolatée, le fruit est principal. Quoi qu’il en soit, même quand la friandise porte le nom du fruit, si un doute survient – parce qu’il se peut que l’enrobage soit épais, de sorte qu’il constitue peut-être l’essentiel –, on dira Chéhakol en raison du doute ; la bénédiction Chéhakol est, en effet, capable de tout couvrir.

Quand une glace contient des morceaux de fruits et de noix, destinés à contribuer à son goût, la glace est le principal, et en récitant la bénédiction Chéhakol, on couvre les morceaux de fruits. De même, si l’on a posé une noix sur la glace, la noix est l’accessoire de celle-ci ; par la bénédiction Chéhakol, dite sur la glace, on inclut la noix. Mais si, avant de commencer à manger la glace, on veut manger la noix en tant que telle, on dira sur elle Ha‘ets.

De nombreux en-cas, de nos jours, sont composés de gaufrette enrobée d’une très épaisse couche de chocolat[g]. D’un côté, il est certain que le principal, dans un tel aliment, est le chocolat ; de l’autre, puisque la gaufrette est produite à partir de céréales, elle possède une importance. La règle dépendra de ce que vise la présence d’une telle gaufrette. En général, elle a pour but de donner du goût ; dès lors, la bénédiction de l’ensemble sera Mézonot. Mais si la gaufrette n’a d’autre but que de stabiliser le chocolat et de lui fournir une consistance particulière, croustillante, la gaufrette est accessoire, et l’en-cas a pour bénédiction Chéhakol. En pratique, celui qui consomme cet en-cas doit décider si la gaufrette possède une importance autonome – en ce cas, il dira Mézonot –, ou si elle ne fait que soutenir le chocolat, lui être annexe – en ce cas, il dira Chéhakol. Il n’est pas tellement à craindre de se tromper, car, d’une façon ou d’une autre, on s’acquitte de son obligation (Cha‘ar Hatsioun 208, 31). Quant à la bénédiction finale, on dira Boré néfachot, à moins que l’on soit certain d’avoir mangé un kazaït de céréales, et que celles-ci fussent importantes du point de vue gustatif (cf. ci-dessus, § 4).


[g]. Barres chocolatées, fourrées à la gaufrette (du type Kit Kat, Kif Kef ou Pessek Zman). 

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