04. Itinéraires courts et dangereux

Comme nous l’avons vu (§ 2), les Sages ont institué la prière du voyageur en raison du danger que présentent les routes ; or le Talmud de Babylone (Berakhot 30b) explique que, si le chemin fait moins d’une parsa, il n’y a pas de danger, et l’on ne récite donc pas cette prière. En d’autres termes, on ne récite la Téphilat hadérekh que si la longueur du chemin est proche, à tout le moins, de quatre kilomètres (3,648 km). Toutefois, on objecte à cela que, selon le Talmud de Jérusalem (Berakhot 4, 4), tous les chemins sont présumés dangereux, ce qui laisse entendre que la Téphilat hadérekh se récite aussi dans le cas d’un voyage inférieur à une parsa.

Les commentateurs concilient ainsi les deux sources : pour un trajet normal inférieur à une parsa, il n’y a pas de danger ; aussi n’y a-t-il pas lieu de réciter la Téphilat hadérekh. Ce dont parle le Talmud de Jérusalem, c’est d’une route plus dangereuse ; aussi, même si l’on voyage moins d’une parsa sur une telle route, il faut dire la Téphilat hadérekh (disciples de Rabbénou Yona sur Berakhot 20b ; Touré Zahav 110, 6).

Dans ces conditions, à une époque où certaines routes sont considérées comme dangereuses en raison du risque d’attentats arabes, il faut réciter la Téphilat hadérekh, même si l’on voyage moins d’une parsa.

Que telle soit la volonté divine que de retrancher tous nos ennemis et ceux qui se dressent contre nous ; et que le peuple d’Israël réside dans la sécurité, dans toute l’étendue de sa terre.

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