06. Coupure de courant

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Quand une coupure de courant survient dans la ville ou dans le quartier, il est permis à des techniciens juifs de réparer la panne, et d’alimenter de nouveau en courant tous les appartements du quartier. Cela parce que, dans de nombreux quartiers, il y a des malades qui ont besoin d’appareils électriques, sans lesquels leur vie serait en danger ; de sorte que, face à la possibilité qu’une vie humaine soit à sauver, on a l’obligation de mettre fin à la coupure de courant. Or, puisque c’est de manière permise que l’électricité aura été rétablie, il sera permis à tous les habitants du quartier de profiter pendant Chabbat de l’électricité ainsi remise en service (cf. ci-dessus, chap. 17 § 5). S’il se trouvait sur la plaque chauffante électrique (plata) des plats qui ont refroidi pendant la coupure de courant, et que ces plats se soient réchauffés à la faveur du rétablissement du courant, il sera permis de les consommer. Même s’ils n’avaient pas eu le temps de cuire avant la coupure de courant, et qu’ils aient pu cuire après le rétablissement du courant, il sera permis de les manger, puisque c’est de manière permise qu’ils auront cuit.

Si le site où la panne de courant est survenue est petit, et qu’il soit certain qu’il n’y ait aucune crainte qu’une vie y soit mise en danger par cette panne, il sera interdit de rétablir le courant. Si, dans un tel cas, on a néanmoins rétabli le courant et que cela ait provoqué l’allumage d’une lampe, il sera interdit d’en profiter en faisant, à sa lumière, des choses que l’on n’aurait pu faire sans elle (comme nous l’avons vu au paragraphe 2). Si c’est un plat qui s’est réchauffé à la suite d’une telle réparation interdite, il faudra attendre qu’il refroidisse ; il sera alors permis de le manger. Mais si le courant, rétabli ainsi de manière interdite, a eu pour effet de cuire ledit plat, il sera interdit de le manger (Rav Chelomo Zalman Auerbach cité par Chemirat Chabbat Kehilkhata 32, note 182 ; cf. ci-dessus chap. 10 § 3).

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