05. Heure limite des bénédictions du matin

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A priori, il faut dire les bénédictions matinales aussi près que possible du lever, puisque, dans leur principe, il y aurait lieu de les réciter au fur et à mesure des étapes du lever ; et bien que nous ayons coutume de les réciter d’une seule traite une fois habillés et les mains lavées, il n’est pas souhaitable de repousser leur récitation davantage encore.

Si l’on n’a pas récité ces bénédictions tout de suite après le lever, on s’efforcera de les réciter avant l’expiration de l’heure de la ‘Amida de Cha’harit ; en effet, certains décisionnaires pensent que l’heure limite de récitation des bénédictions matinales est identique à celle de la ‘Amida de Cha’harit. En d’autres termes, on s’efforcera de réciter ces bénédictions avant la fin de la quatrième heure du jour (premier tiers de la journée) et, a posteriori, avant le midi solaire. Quoi qu’il en soit, si l’on n’a pas eu le temps de les dire avant midi, on pourra les réciter toute la journée, car, de l’avis de la majorité des décisionnaires, la limite horaire des bénédictions matinales est différente de celle de la ‘Amida du matin ; en effet, il s’agit de bénédictions de reconnaissance que nous disons pour les bonnes choses dont nous jouissons tout au long de la journée ; si bien que, a posteriori, on peut les réciter tant qu’il fait jour[d] (cf. La Prière d’Israël chap. 9, note 3).

Si l’on a récité les bénédictions du Chéma et la ‘Amida, et que l’on s’aperçoive ensuite que l’on a oublié de dire les bénédictions matinales, on récitera celles-ci, à l’exception des bénédictions de la Torah et d’Elo-haï néchama. En effet, selon la majorité des décisionnaires, et même si l’on n’en a pas formé l’intention spécifique, on se rend quitte des bénédictions de la Torah par le biais de la bénédiction Ahavat ‘olam, qui précède le Chéma ; de même, on se rend quitte de la bénédiction Elo-haï néchama par le biais de Me’hayé hamétim, deuxième bénédiction de la ‘Amida (Choul’han ‘Aroukh 47, 7 ; Michna Beroura 59, 9 ; cf. ci-après chap. 7 § 5, et La Prière d’Israël chap. 9, note 2).


[d]. C’est-à-dire jusqu’au coucher du soleil.
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