06. Heure des Birkot hacha’har pour celle qui se lève en pleine nuit

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Comme nous l’avons vu, il faut a priori prononcer toutes les Birkot hacha’har peu après son lever, et il n’est pas nécessaire de les dire précisément après l’apparition de l’aube. Aussi, celle qui se lève avant l’aube (alot hacha’har) afin de travailler, d’étudier, ou dans quelque autre but, prononcera les bénédictions matinales immédiatement après son lever. En revanche, il ne faut pas dire les Birkot hacha’har avant le milieu de la nuit (‘hatsot). Aussi, celle qui se lève avant le milieu de la nuit devra-t-elle attendre le milieu de la nuit ; puis, après avoir fait ses besoins, elle se lavera rituellement les mains, récitera la bénédiction sur l’ablution, ‘Al nétilat yadaïm, ainsi que les autres bénédictions matinales. Et si l’on dit ces bénédictions avant le milieu de la nuit, on n’est pas quitte de son obligation. (L’heure du milieu de la nuit, ‘hatsot, change suivant les saisons de l’année ; cet horaire est indiqué dans les calendriers.) (Michna Beroura 47, 31 ; Kaf Ha’haïm 29 ; La Prière d’Israël chap. 9, note 4 ; cf. ci-dessus, chap. 5 § 4).

Si l’on se lève après le milieu de la nuit pour quelques heures, et que l’on ait l’intention de se recoucher ensuite jusqu’au matin, on dira les bénédictions du matin après son lever principal. Si le lever nocturne est principal, et que l’on considère le fait de redormir ensuite comme l’équivalent d’un somme en milieu de journée, on fera mieux de dire les Birkot hacha’har à son premier lever. Mais si c’est le lever matinal qui est principal, on récitera ces bénédictions à son second lever[3]. On procédera de la même façon pour les bénédictions de la Torah (comme nous le verrons au chap. 7 § 7).


[3]. C’est l’opinion de la majorité des décisionnaires, et telle est la halakha. Voir toutefois La Prière d’Israël, chap. 9, note 5, où l’on dit que, d’après les kabbalistes, il est préférable de réciter les bénédictions au premier lever. Celle qui craint d’oublier de dire ces bénédictions après son second lever – et même si ce dernier est le principal –, pourra s’appuyer sur cette opinion, et réciter les bénédictions à son premier lever. Toutefois, nous avons pour principe que, lorsqu’une divergence apparaît entre les décisionnaires qui fondent leurs décisions sur [le Talmud et sur] les décisionnaires traditionnels, d’une part, et les kabbalistes d’autre part, la halakha est conforme à l’opinion des décisionnaires qui se fondent sur [le Talmud et sur] les décisionnaires traditionnels, sauf pour certains rares individus qui, en toutes leurs voies, se conforment aux usages de la Kabbale.
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