La prière d’Israël

05 – Le lecteur

On fait la lecture de la Torah en respectant ses téamim[d], c’est-à-dire en chantant la mélodie qui souligne la signification de ce qu’on lit. Or puisque ces signes musicaux ne sont pas notés sur le manuscrit du rouleau de la Torah, le lecteur doit les apprendre par cœur. Si, parmi l’assistance, personne n’a appris à lire le texte avec ses téamim, l’un des fidèles pourra regarder dans un Pentateuque, dans lequel les téamim sont imprimés, et souffler la mélodie au lecteur, de façon que ce dernier puisse lire la Torah avec sa mélodie (Michna Beroura 142, 8). Et si personne ne peut procéder à la lecture en respectant les téamim, on peut, a posteriori, s’acquitter de l’obligation de lire la Torah sans chanter sa mélodie (Choul’han ‘Aroukh 142, 2).

Il faut être précis dans la lecture de la Torah. Si le lecteur se trompe dans la lecture d’un mot, de façon telle que le sens du mot en est modifié, il doit relire ce mot comme il convient. Pour une erreur qui ne modifie pas le sens du mot, il n’est pas nécessaire de se reprendre[2].

Jadis, il était d’usage que chaque appelé lût lui-même sa montée ; pour cela, chacun préparait la lecture de la Torah, ou bien encore l’administrateur programmait à l’avance l’ordre des montées, et faisait savoir à chaque appelé quelle montée leur échoyait, afin qu’ils pussent préparer celle-ci. Cela reste l’usage des Juifs originaires du Yémen.

Cependant, dès l’époque des Richonim, dans la majorité des communautés, on a pris l’usage de nommer un lecteur (baal-qria), qui lit la Torah pour tous. L’appelé prononce la bénédiction sur la lecture, avant et après celle-ci, et le lecteur lit la Torah pour le compte de l’appelé. Cela, afin de ne pas vexer ceux qui ne savent pas lire la Torah (comme le dit le Ran), et également afin de ne pas vexer ceux qui croient savoir, mais qui en réalité ne lisent pas convenablement : si l’administrateur s’abstenait pour cette raison de les appeler à la Torah, ils en seraient affectés (comme le dit le Roch). (cf. Choul’han ‘Aroukh 139, 1-2 ; Pniné Halakha, Liqoutim, Qriat Hatorah).


[d]. Taam, plur. téamim: littéralement sens, ou saveurs. Signes dont les fonctions sont à la fois d’accentuation tonique, de notation mélodique et de ponctuation.
[2]. Si l’on a omis un mot, on doit se reprendre, même si le sens du passage n’en est pas changé. Si l’on a omis une lettre d’un mot, sans que le sens en ait été modifié – par exemple si l’on a dit Haron au lieu d’Aharon –, les avis sont partagés : selon le Michna Beroura 142, 4, il n’est pas nécessaire de se reprendre, mais pour le Kaf Ha’haïm 142, 2, il faut se reprendre.

Si l’on s’est trompé dans un mot, et que l’on ait continué quelque peu sa lecture, on doit revenir au début du verset, afin de réparer l’erreur, de façon telle que la lecture soit compréhensible. De là, on poursuivra la lecture dans l’ordre. Si l’erreur a eu lieu lors de la montée du premier appelé,  et que l’on ne s’en aperçoive qu’au moment de la montée du troisième, on doit, selon la décision du Michna Beroura (Béour Halakha 142 מחזירין), reprendre au début du verset où l’erreur s’est produite, dans l’ordre, jusqu’à la fin de la troisième montée. Si c’est après avoir terminé toute la lecture de la sidra que l’on s’aperçoit de l’erreur, on revient au verset où l’erreur s’est produite, et l’on récite, avec lui, trois versets. On ne dira pas la bénédiction sur cette lecture additionnelle, car, selon certains avis, on est quitte, a posteriori, même quand des erreurs se sont insérées dans la lecture. Cf. édition hébraïque de Pniné Halakha, Liqoutim, Qriat Hatorah § 13-14.

06 – L’appelé et les bénédictions de la Torah

Bien que chacun récite déjà tous les matins les bénédictions de la Torah[e], les sages ont décidé, pour la lecture publique de la loi, que l’appelé réciterait de nouveau des bénédictions, avant et après sa lecture. Cela, afin d’implanter dans le cœur de l’appelé et des auditeurs la conscience de l’origine divine de la Torah.

Jadis, la coutume voulait simplement que le premier et le dernier appelé récitassent une bénédiction chacun. Le premier appelé prononçait la première bénédiction, avant la lecture de la Torah, les appelés suivants montaient au pupitre sans dire de bénédiction, et le dernier appelé prononçait la dernière bénédiction, après la fin de la lecture.

Par la suite, les sages ont décidé que tout appelé réciterait une bénédiction au début de sa montée, puis une autre à la fin. La raison de ce décret se trouve dans les allées et venues de certains fidèles. Les sages ont craint que, si l’on entrait dans la synagogue au milieu de la lecture de la Torah sans avoir entendu la bénédiction du premier appelé, l’on risque de croire qu’aucune bénédiction ne se dit avant la lecture. Aussi a-t-on prescrit que chaque appelé récitât la bénédiction qui précède sa lecture. On a craint, de plus, que l’on ne sorte de la synagogue au milieu de la lecture et que, de ce fait, on ne puisse entendre le dernier appelé réciter la bénédiction après celle-ci, ce qui conduirait à penser que la lecture n’est pas suivie de bénédiction. Aussi a-t-on prescrit que chaque appelé récitât la bénédiction qui suit sa lecture (Méguila 21b). On peut apprendre de là l’importance des bénédictions de la Torah, importance si grande que les sages prescrivent que tout appelé les récite avant et après sa lecture, afin qu’il ne se trouve pas un seul Juif pour croire que l’on ne récite pas de bénédiction avant ou après la lecture de la Torah (cf. plus haut, chap. 10 § 1).

Pendant la lecture, l’appelé doit lire à voix basse, avec le lecteur, mot à mot ; en effet, puisque c’est lui qui prononce les bénédictions sur la Torah, il est à craindre que ses bénédictions ne soient dites en vain s’il ne lit pas lui-même (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 141, 2).

En cas de nécessité impérieuse, on fait également monter à la Torah celui qui ne sait pas lire du tout, ou qui est aveugle. Certes, selon le Choul’han ‘Aroukh (139, 3), il ne faut pas appeler à la Torah une personne qui n’est pas capable de lire à la suite du lecteur les mots du manuscrit. Mais le Rama tranche, à ce propos, conformément aux décisionnaires indulgents. Et même dans les synagogues séfarades, on a l’usage d’être indulgent à cet égard en cas de nécessité impérieuse (cf. Kaf Ha’haïm 135, 16 ; Yalqout Yossef III 139, 4).


[e]. Chapitre 10.

07 – Succession des appelés

Les sages ont décrété que la première montée serait donnée à un Cohen, la deuxième à un Lévi, et la troisième à un Israélite (c’est-à-dire tout autre Juif). La raison de cette disposition  réside dans la volonté de préserver la paix communautaire, afin que les fidèles ne se disputent pas l’honneur de monter en premier. Certes, ce décret n’a été établi par les sages qu’à l’égard du Chabbat, car alors  de nombreuses personnes se rassemblent à la synagogue, et il est davantage à craindre qu’une tension ne se manifeste à propos des montées à la Torah (Guitin 59b). Toutefois, les Richonim ont écrit qu’il fallait adopter cette conduite y compris le lundi et le jeudi, et c’est en ce sens que la halakha a été tranchée (Choul’han ‘Aroukh 135, 3).

Même en l’absence de ce décret des sages, le Cohen aurait préséance sur le simple Israélite dans le cas où l’un et l’autre seraient par ailleurs égaux en rang. En effet, il est écrit, au sujet du Cohen : « Tu le sanctifieras » (Lev 21, 8). Le décret a donc pour but d’établir qu’en matière de succession des appelés à la Torah, le Cohen a priorité, pour des raisons de paix communautaire, même dans le cas où tel autre juif lui serait supérieur par ses connaissances en Torah. Néanmoins, si le Cohen est un ignorant et tel autre juif un savant (talmid ‘hakham), les Richonim sont partagés sur la règle à appliquer. Selon le Rachba, il faut faire monter le Juif savant en premier. Selon Rav Amram Gaon, Rav Netronaï Gaon et certains Richonim, en matière de montée à la Torah, il faut donner préséance au Cohen sur le Juif érudit, même si le Cohen est un ignorant. Tel est l’usage en pratique (Choul’han ‘Aroukh 135, 4).

Il existe des cas où il est très nécessaire d’ajouter une montée. C’est le cas, par exemple, quand se trouvent à la synagogue, un lundi ou un jeudi, deux hommes, l’un et l’autre nouveaux mariés, et qui ne sont ni Cohen ni Lévi : la première et la deuxième montée sont déjà attribuées à un Cohen et à un Lévi ; il en résulte que, si l’on ne procédait pas à une montée supplémentaire, l’un des deux nouveaux mariés serait lésé, et que l’on ne pourrait l’honorer en l’appelant à la Torah. Selon le Rama, il est certes permis, pour un tel besoin, d’ajouter une montée ; toutefois, en pratique, il a été décidé d’interdire d’excéder le nombre de trois appelés (Choul’han ‘Aroukh 135, 1 ; Michna Beroura 3). La parade que l’on peut conseiller est de demander au Cohen de bien vouloir sortir de la synagogue au moment où l’on désigne le premier appelé : dans la mesure où il n’y a pas de Cohen présent, on appellera un Israélite pour la première montée, et de cette façon, on pourra faire monter les deux nouveaux mariés (cf. Yabia’ Omer VI 23).

08 – L’attitude de l’assemblée pendant la lecture de la Torah

Il est interdit de sortir de la synagogue, du début à la fin de la lecture de la Torah. Cet interdit s’applique, même si l’on a déjà entendu la lecture. Celui qui sort attente par là à l’honneur de la Torah, et c’est à son sujet qu’il est écrit : « Ceux qui abandonnent l’Eternel périront » (Is 1, 28). Si un fidèle est contraint de sortir, par exemple s’il doit prendre un train qui est sur le point de partir, et que le fait d’attendre la fin de la lecture soit susceptible de lui faire manquer ce train, il est autorisé à sortir entre deux montées ; en effet, le séfer-Torah est alors fermé, et l’atteinte à l’honneur de la Torah est moindre (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 146, 1).

Si l’on s’en tient à la stricte règle de droit, il n’est pas obligatoire d’être debout pendant la lecture de la Torah. Certains embellissent la pratique en se tenant debout, de la même façon que, lors du don de la loi au Sinaï, tout le peuple était debout (Rama, Ora’h ‘Haïm 146, 7). Certains exigent que l’on se lève au moment où l’on répond  Baroukh Ado-naï hamevorakh lé’olam vaed (« Béni soit l’Eternel, Lui qui est béni à jamais »), après la récitation de Barekhou par l’appelé. En effet, cette phrase fait partie de la catégorie des paroles de sainteté (devarim chébiqdoucha) ; or il faut se lever lorsque l’on récite de telles paroles (Michna Beroura 146, 18).  Selon de nombreux avis, il n’est pas nécessaire de se tenir debout pendant la lecture de la Torah, et c’est en ce sens que tranche le Choul’han ‘Aroukh (146, 4). Rabbi Isaac Louria (Ari zal) avait lui-même l’usage de s’asseoir pendant toute la lecture, voire pendant Barekhou (Kaf Ha’haïm 146, 20). Et tel est l’usage dans de nombreuses synagogues séfarades et ashkénazes.

Dès l’instant que le rouleau de la Torah est ouvert, il est interdit aux fidèles de se parler les uns aux autres, même de sujets de halakha (Sota 39a). Selon un avis, il est permis d’échanger de brèves paroles de Torah pendant les pauses qui séparent les montées, à condition de ne pas en arriver à parler pendant les bénédictions ou la lecture elle-même (Ba’h). D’autres pensent qu’il est interdit de parler, même de Torah, entre les montées, et qu’il est seulement permis d’étudier pour soi-même (Elya Rabba). Il est bon d’être rigoureux en la matière. En effet, si l’on commence à échanger des propos de Torah, il sera difficile de s’interrompre quand l’appelé commencera à prononcer la bénédiction.

Il est permis au rabbin de répondre à une question urgente durant les pauses qui séparent les montées (Michna Beroura 146, 6). Il est également permis aux administrateurs de parler, durant les pauses, de sujets urgents liés à l’office. Et quand il n’y a pas d’autre possibilité, il est permis au rabbin de répondre à des questions, même pendant la lecture. De même, les administrateurs sont autorisés à parler de sujets urgents qui ne peuvent être repoussés, par exemple pour éviter que ne soit vexé un fidèle qui s’attend à être appelé.

09 – Quand un particulier ou une communauté n’ont pas procédé à la lecture de la Torah

L’institution de la lecture de la Torah concerne la communauté et ne s’applique pas à chaque particulier (Na’hmanide, Méguila 5a). Par conséquent, si l’on est contraint de sortir de la synagogue au cours de la lecture et que l’on manque ainsi une partie de celle-ci, on n’est pas obligé de chercher un autre minyan afin d’y rattraper ce que l’on a manqué ; car le principal est que la communauté en tant que telle ait procédé à la lecture.

Si deux possibilités s’offrent à soi : ou bien prier au sein d’un minyan et sortir avant la lecture de la Torah, ou bien écouter la lecture au sein d’un minyan et prier seul, il est préférable de prier en minyan, car prier en minyan est une obligation qui incombe au particulier, tandis que la lecture publique de la Torah est une obligation qui incombe à la communauté, et non au particulier (cf. Min’hat Yits’haq 7, 6 ; Pisqé Techouva 135, 2). De même, si l’on a été obligé de prier seul, et qu’après cela on soit informé de la tenue d’un minyan qui n’a pas encore procédé à la lecture, on n’est pas tenu de s’y rendre pour y écouter la lecture (Yalqout Yossef III 135, 7).

Si l’on est en retard à l’office, il arrive qu’au moment où l’on récite soi-même les Pessouqé dezimra ou les bénédictions du Chéma, l’assemblée commence déjà la lecture de la Torah. En ce cas, s’il est à prévoir que l’on aura l’occasion d’écouter la lecture de la Torah après le présent office, on continuera de prier. Mais si aucune occasion d’écouter la lecture n’est prévisible après cela, il sera bon a priori de s’interrompre pour écouter la lecture de la Torah (Leqet Yocher p. 18 ; Yabia’ Omer 7, 9).

Si, durant la matinée, se rassemblent six hommes qui ont prié individuellement, et qui n’ont pas entendu la lecture de la Torah, ils pourront s’adjoindre quatre autres personnes et procéder à la lecture (Béour Halakha 143, 1 ; cf. Pisqé Techouva 143, 3).

Même si l’on ne se rassemble que l’après-midi, de nombreux A’haronim pensent que l’on est fondé à rattraper la lecture de la Torah durant toute la période où peut se dire la prière de Min’ha (Michna Beroura 135, 1). Il est vrai que certains décisionnaires ne partagent pas cet avis et que, selon eux, on ne peut procéder à la lecture de la Torah après le midi solaire. Pourtant, en pratique, si l’on veut rattraper la lecture durant l’après-midi, on y est autorisé, et tel est l’usage admis par de nombreux grands maîtres d’Israël (Responsa Yehouda Yaalé, Ora’h ‘Haïm 51). Par conséquent, un minyan de soldats, ou de voyageurs qui n’avaient pas de rouleau de la Torah au moment de l’office de Cha’harit, pourra lire l’après-midi ce qui a été manqué le matin, si ces soldats ou voyageurs arrivent dans l’après-midi à un endroit où se trouve un séfer-Torah (cf. Yabia’ Omer 4, 17 ; Pisqé Techouva 135, 24).

01 – Achré (Ps 145) et Lamnatséa’h (Ps 20)

Après les supplications (Ta’hanounim) – ou, le lundi et le jeudi, après la lecture de la Torah –, on récite trois prières. La première est Achré/Tehila lé-David (Ps 145 précédé de deux versets). Bien que l’on ait déjà récité ce psaume pendant les Pessouqé dezimra, on le répète, en considération de ce qu’ont dit nos sages : « Toute personne qui récite Tehila lé-David trois fois par jour est assurée d’avoir part au monde futur » (Berakhot 4b). On lit ce psaume une première fois au sein des Pessouqé dezimra, une deuxième fois ici, après les supplications, et une troisième fois avant la ‘Amida de Min’ha (cf. lois des Pessouqé dezimra 14 § 3, note 5).

Après cela, on récite le psaume 20, Lamnatséa’h mizmor lé-David, ya’anekha Ado-naï bé-yom tsara… (« Au chef des chantres, cantique de David. L’Eternel te répondra au jour de détresse… »). Le thème de ce psaume prolonge les supplications qui suivent la ‘Amida[1].

Puisqu’il s’agit d’une prière pour un « jour de détresse », on ne la récite pas pendant les jours de réjouissance. Or les coutumes diffèrent à ce propos. Suivant l’usage séfarade, la règle relative à ce psaume est identique à celle qui s’applique aux Ta’hanounim. Par conséquent, chaque jour qui se caractérise par une réjouissance, et où l’on est donc dispensé de Ta’hanounim, on ne dit pas non plus Lamnatséa’h. Selon l’usage ashkénaze, pour être dispensé de Ta’hanounim, il suffit d’une réjouissance légère ; mais pour être dispensé de Lamnatséa’h, il faut une grande réjouissance. Aussi, quand un nouveau marié, ou une personne célébrant une circoncision (baal habrit)[a] prient au sein de l’assemblée, on ne récite pas les Ta’hanounim, mais on récite Lamnatséa’h. De même, au mois de nissan, ou entre Kippour et la fin du mois de tichri, où l’on ne dit pas les supplications, on dit néanmoins Lamnatséa’h. Ce n’est qu’aux jours de fête, de veille de fête ou de lendemain de fête (Isrou ‘hag), que l’on ne récite pas Lamnatséa’h (Rama 131, 1 ; Michna Beroura 35 ; Kaf Ha’haïm 37). Ces usages sont consignés dans les livres de prière, avant Lamnatséa’h, chaque communauté suivant son usage.


[1]. Il s’agit du vingtième chapitre du livre des Psaumes ; aussi convient-il de le réciter après la ‘Amida (« prière des dix-huit bénédictions ») : en effet, après que l’on a ajouté à cette prière une bénédiction consacrée aux méchants, la ‘Amida compte dix-neuf bénédictions. [Le Psaume 20 sert donc, en quelque sorte, de clôture aux dix-neuf bénédictions de la ‘Amida]. Certes, avant l’adjonction de la bénédiction consacrée aux méchants, il n’y avait que dix-huit bénédictions. Mais les chapitres 1 et 2 du Livre des Psaumes peuvent eux-mêmes être considérés comme un seul et même psaume [si bien que le Psaume 20 peut être aussi considéré comme le Psaume 19, qui clôt donc un cycle de dix-huit bénédictions].
[a]. chap. 21 § 8.

02 – Qédoucha de-sidraOuva lé-Tsion

Après cela, on récite la Qédoucha de-sidra[b], c’est-à-dire les versets Qadoch, qadoch, qadoch… (« Saint, saint, saint est l’Eternel, Dieu des légions, toute la terre est emplie de Sa majesté »), Baroukh kevod Ado-naï mimeqomo (« Béni soit l’honneur de l’Eternel depuis Son séjour ») et Ado-naï yimlokh lé’olam vaed (« L’Eternel régnera à jamais »), avec leur traduction araméenne. Nos sages ont institué cette lecture afin que chaque fidèle ait le mérite d’apprendre chaque jour  quelques versets des prophètes ; c’est pourquoi on a traduit ces versets en araméen, de façon que tout le peuple, dont la langue d’usage était l’araméen, en comprît le sens. Les sages ont hautement loué la récitation de la Qédoucha de-sidra qui, après la destruction du Temple, compte parmi les paroles grâce auxquelles le monde se maintient (Sota 49a). Rachi explique qu’il y a deux grands mérites à réciter ce passage : l’un est l’étude même de versets de la Torah ; l’autre est que ces versets traitent de la sainteté de Dieu. À l’office du matin de Chabbat, il n’est pas besoin de dire la Qédoucha de-sidra, car on s’acquitte déjà de l’étude des prophètes par la lecture de la haftara[c]. Quoi qu’il en soit, afin de ne pas en annuler la lecture, on a l’usage de la réciter au début de l’office de Min’ha, pour ajouter encore à l’étude de Chabbat et, plus encore, pour y ajouter une étude qui traite de la sainteté de Dieu.

Certains disent que les sages en ont institué la lecture à une époque où le peuple juif s’était vu interdire la récitation de la Qédoucha, et où des policiers païens surveillaient le déroulement des offices jusqu’à la répétition de la ‘Amida incluse ; une fois les policiers partis, on avait l’usage de dire la Qédoucha de-sidra. Or même après la révocation de l’interdit, l’usage de réciter ledit passage n’a pas été suspendu (Chibolé Haléqet 44, Beit Yossef 132, 2).

Il se trouve donc que nous disons la Qédoucha trois fois durant l’office de Cha’harit. D’abord dans la bénédiction Yotser or (« Qui crées la lumière »), première des bénédictions du Chéma ; puis lors de la répétition de la ‘Amida ; enfin, lors de la Qédoucha de-sidra. Dans le même sens, nous voyons que nos sages ont institué une triple récitation de nombreuses paroles importantes ; c’est le cas d’Achré/Tehila lé-David (Ps 145), chaque jour, et de Vaykhoulou (Gn 2, 1-3 : « Ainsi furent terminés les cieux et la terre… »), le soir de Chabbat.

De même que pour la Qédoucha, l’assemblée doit, dans la Qédoucha de-sidra, réciter en chœur les versets Qadoch et Baroukh. A cette fin, l’officiant doit dire à haute voix les phrases introductives des versets de la Qédoucha. Quand un particulier prie seul, il vaut mieux qu’il récite ces versets en respectant la mélodie des téamim (les signes de cantillation traditionnels), afin de tenir compte de l’opinion selon laquelle, puisqu’il s’agit d’une Qédoucha (parole sainte), celle-ci doit être dite dans le cadre d’un minyan. En effet, réciter ces versets avec leur mélodie traditionnelle est comparable à lire la Torah ; or il n’est point besoin de minyan pour ce faire. Si l’on ne sait pas lire les versets avec leurs téamim, on les récitera sans téamim car, du point de vue halakhique, l’opinion essentielle consiste à dire que le particulier lui-même peut prononcer la Qédoucha de-sidra : en effet, celle-ci se borne à décrire comment les anges sanctifient le nom de Dieu, béni soit-Il[2].

Comme prolongation de la Qédoucha de-sidra, les Guéonim établirent l’usage de dire d’autres versets et requêtes pour l’expiation, la foi et la Torah. Certains adoptèrent l’usage de réciter tout le texte que nous connaissons aujourd’hui (sidour de Rav Amram Gaon) ; d’autres récitaient une version plus courte (sidour de Rav Saadia Gaon). A l’époque des Richonim, tout le monde adopta la version reproduite aujourd’hui dans nos livres de prière, avec quelques variations légères entre les communautés.

Après la Qédoucha de-sidra, l’officiant récite le Qaddich Titqabal, dans lequel, en plus de la partie principale du Qaddich, figure la demande que notre prière soit agréée. Aussi l’officiant doit-il avoir grand soin de ne pas parler entre la répétition de la ‘Amida et ce Qaddich inclus[3].


[b]. Qédoucha de-sidra: littéralement « Qédoucha (sainteté) de l’ordre », c’est-à-dire : Qédoucha qui s’insère dans l’ordre de la prière Ouva lé-Tsion, ou encore Qédoucha qui s’insère dans l’ordre de l’étude des versets des prophètes. Cette prière commence par les versets Ouva lé-Tsion, se poursuit par la Qédoucha, et s’achève par d’autres versets et requêtes. On l’appelle donc Ouva lé-Tsion, d’après ses premiers mots, ou Qédoucha de-sidra, d’après la Qédoucha qu’elle contient.
[c]. Haftara: passage des prophètes qui est lu, le Chabbat, les jours de fête et certains jours de jeûne, après la lecture de la Torah.
[2]. Les Richonim sont également partagés sur la question de la Qédoucha incluse dans la bénédiction Yotser haméorot (Yotser or) : là également, la majorité des décisionnaires pensent que le particulier est autorisé à dire les versets de cette Qédoucha, mais que, pour être quitte d’après tous les avis, il est bon de les lire avec leurs téamim. C’est ce qui ressort également des propos du Choul’han ‘Aroukh et du Rama, Ora’h ‘Haïm 59, 3. En ce qui concerne la Qédoucha de-sidra, les décisionnaires sont encore plus nombreux à penser que le particulier peut réciter les versets. Cf. Yabia’ Omer V 7, 2. Prolongement de cette controverse : certains préfèrent dire la Qédoucha de-sidra en se tenant debout, comme on dit la Qédoucha durant la répétition de la ‘Amida. Toutefois, l’usage répandu est de la dire assis, et tel est l’usage des kabbalistes, ce qui laisse également entendre que cette Qédoucha ne requiert pas la présence d’un minyan. Cf. Pisqé Techouva 132, 2.

Quand un fidèle n’a pas encore terminé Lamnatséa’h ou Achré, alors que l’assemblée en est déjà aux versets de la Qédoucha de-sidra, il doit, selon le Michna Beroura 132, 3, sauter les passages qui le séparent des versets, afin de pouvoir réciter ces derniers avec l’assemblée. Selon le Kaf Ha’haïm 8, on ne saute pas ces passages, car il est plus important de réciter la prière dans l’ordre. Le Michna Beroura (132, 4) écrit que la traduction araméenne des versets doit se lire à voix basse. Dans le Chaar Hatsioun, le même auteur signale que Rabbi Isaac Louria n’était pas pointilleux à cet égard.

[3]. Si, par erreur, l’officiant a lu le Qaddich Titqabal après les Ta’hanounim, il récitera, après Ouva lé-Tsion, un Qaddich complet (Yehé chelama rabba), mais sans la phrase Titqabal (« Que soit reçue notre prière… ») (Iché Israël 26, 5). Si l’officiant oublie de dire le Qaddich Titqabal après Ouva lé-Tsion, il ajoutera la phrase Titqabal dans le Qaddich suivant (Iché Israël 26, 11).

03 – Si l’on est pressé d’achever sa prière, quand doit-on sortir et que peut-on omettre ?

La récitation d’Achré/Tehila lé-David (Ps 145) et d’Ouva lé-Tsion/Qédoucha de-sidra a priorité sur les Ta’hanounim, car nos sages abondent en louanges à l’égard de ceux qui récitent Tehila lé-David trois fois par jour : ils ont part, disent-ils, au monde futur (Berakhot 4b) ; quant à la Qédoucha de-sidra, ils enseignent qu’elle est l’une des choses grâce auxquelles le monde se maintient après la destruction du Temple (Sota 49a). Tandis que la récitation des supplications est facultative (Tour 131 au nom de Rav Netronaï Gaon). Par conséquent, un particulier qui prie seul et n’a pas le temps de tout dire donnera la préférence à Tehila lé-David et à la Qédoucha de-sidra (Ye’havé Da’at 2, 8).

De même, le rang de Tehila lé-David et de la Qédoucha de-sidra, qui sont d’institution talmudique, est supérieur à la récitation du psaume du jour (Chir chel yom), des paragraphes de l’encens (Qetoret) et d’Alénou léchabéa’h (« Il nous revient de louer… »), que l’on a pris l’usage de dire à l’époque des Guéonim et des Richonim (Avné Yachfé 9, 58-60).

Si l’on prie au sein d’un minyan, et que l’on est contraint de sortir avant la fin de l’office, il faut s’efforcer de rester au moins jusqu’à la Qédoucha de-sidra. On ne commencera pas non plus à ôter ses téphilines avant la fin de la Qédoucha de-sidra (Choul’han ‘Aroukh 25, 13).

Quand la chose est possible, on gardera les téphilines jusqu’à la fin du Qaddich Titqabal (Michna Beroura 25, 56). Tout cela ne s’applique qu’en cas d’urgence, mais a priori, il faut écouter deux Qaddich supplémentaires : le Qaddich Yehé chelama qui suit la récitation de versets, et le Qaddich derabbanan, qui suit les paragraphes de l’encens.

04 – Psaume du jour (Chir chel yom)

Puisque l’office de Cha’harit a été institué en référence au sacrifice journalier, et qu’après l’oblation du sacrifice, les lévites chantaient le cantique du jour, on a pris l’usage de réciter ce cantique à la fin de la prière (Sofrim 18, 1). Toutefois, à l’origine, nos sages n’ont pas fait de cet usage une obligation, et l’on trouvait certaines communautés qui n’avaient pas coutume de lire le psaume du jour. À la fin de la période des Richonim, tout le monde avait déjà pris l’usage de le lire[4].

Avant de réciter le psaume, on mentionne le jour : « Aujourd’hui, premier jour à compter du Chabbat », cela, afin d’accomplir la mitsva de se souvenir du jour de Chabbat tous les jours de la semaine (d’après Na’hmanide sur Ex 20, 8, et Rabbi Isaac Louria, tel que le cite le Kaf Ha’haïm 132, 26).

Dans le rituel séfarade, on ajoute, avant le psaume du jour, le cantique Téphila lé-David (Ps 86), puis un groupe de versets commençant par les mots Beit Yaaqov, ainsi que le psaume 124, Chir hamaalot lé-David (Cantique des degrés, de David). Les jours de réjouissance, de même que l’on ne récite pas le psaume 20, Lamnatséa’h (« Au chef des chantres, cantique de David. L’Eternel te répondra au jour de détresse »), qui se trouve après Achré/Tehila lé-David (Ps 145), on ne récite pas non plus Téphila lé-David (Ps 86). En effet, il y est dit : « Au jour de ma détresse, je T’appelle » (Pisqé Techouva 132, 11). Dans les livres de prière de la tradition sfard-‘hassidique, ces passages sont également imprimés, mais nombreux sont ceux qui en omettent la lecture et ne lisent que le psaume du jour, comme le veut la coutume ashkénaze.

Autre différence entre les rituels : selon la coutume ashkénaze, on dit d’abord ‘Alénou léchabéa’h, puis le psaume du jour, et ensuite seulement les paragraphes de l’encens (Qetoret). Tandis que, suivant l’usage séfarade et sfard, on dit d’abord le psaume du jour, puis les paragraphes de l’encens, et enfin ‘Alénou léchabéa’h (nous présenterons ici les règles relatives à ces différents textes suivant l’ordre séfarade et sfard).

Si l’on a pour coutume de suivre tel rituel et que l’on prie au sein d’un minyan dans lequel l’officiant en observe un autre, il vaut mieux, de l’avis de certains décisionnaires, prier suivant le rituel de l’officiant. D’autres décisionnaires pensent qu’il vaut mieux prier selon le rituel de ses pères, à condition de ne pas être assis lorsque toute l’assemblée est debout, pendant ‘Alénou léchabéa’h ; cela, afin de ne pas mettre en relief les différences de rite (voir plus haut, chap. 6 § 5).


[4]. Dans le sidour de Rav Amram Gaon, il est dit que l’on récite le psaume du jour après les paragraphes de l’encens (Pitoum haqetoret). Dans la version de l’office selon Maïmonide, à la fin de Michné Torah, Ahava, l’auteur écrit : « Une partie du peuple a l’usage de lire… » Bien qu’au Temple, on récitât le psaume du jour également après le sacrifice journalier de l’après-midi, nous n’avons pas l’usage de le dire à Min’ha. Le Michna Beroura 132, 16 en explique la raison : même à l’époque du Temple, si l’on tardait à apporter les libations en les repoussant à la nuit, on ne récitait pas alors le psaume, car on ne récite pas de chira (cantique) la nuit.

05 – Pitoum haqetoret (paragraphes de l’encens) et ‘Alénou léchabéa’h

Après le psaume du jour, on a coutume de dire le Pitoum haqetoret (paragraphes de l’encens), précédé de l’hymne Ein Kélo-hénou (« Il n’est personne qui soit comparable à notre Dieu »). Il y a deux raisons à cette récitation : la première est que ces paragraphes viennent en regard de l’offrande de l’encens, que l’on faisait fumer chaque matin et chaque soir au Temple. La seconde raison est de permettre à chaque Juif d’avoir le mérite d’étudier chaque jour les paroles des sages[5].

Le Zohar fait grand éloge de la récitation du Pitoum haqetoret, par laquelle on échappe à toutes sortes de calamités (II 212, 2). Certains disent qu’il faut prendre grand soin de n’omettre la mention d’aucun composant de l’encens et que, par conséquent, on ne récite pas les paragraphes de l’encens les jours ouvrables, de crainte d’omettre la mention de l’un des composants en raison de l’urgence où l’on est de regagner son travail (Rama 132, 2). En pratique, la majorité des décisionnaires pensent qu’il n’est pas nécessaire d’être si pointilleux en la matière, mais qu’il est bon, a priori, de réciter ce passage en le lisant dans son sidour, afin de ne pas faire d’erreur et de ne rien omettre (Beit Yossef, Michna Beroura 132, 17).

On a coutume de dire, à la fin de l’office, ‘Alénou léchabéa’h (« Il nous revient de louer le Seigneur de toute chose… »), afin d’implanter dans nos cœurs, avant de quitter notre prière, la foi en Dieu et l’espoir de la Délivrance ; et afin qu’ensuite, lorsque le Juif rencontrera des non-Juifs dans son commerce et ses travaux, il ne soit pas attiré par leurs divinités et par leur foi (Ba’h, Ora’h ‘Haïm 133)[6].

En raison de l’importance de cette prière, on a coutume de la dire debout. On a l’usage de s’incliner quelque peu quand on dit « Nous nous prosternons devant le Roi des rois, le Saint béni soit-Il » (Michna Beroura 132, 9).


[5]. Le Sidour de Rav Amram Gaon ne mentionne pas, avant la prière, les paragraphes du sacrifice journalier ni de l’encens : la prière est elle-même considérée comme venant en lieu et place du sacrifice A la fin de la prière, en revanche, Rav Amram Gaon écrit que l’on récite le paragraphe de l’encens. A l’époque des Richonim, nombreux sont ceux qui ont commencé à prendre l’usage de réciter les paragraphes des sacrifices et de l’encens avant la prière, s’inspirant des paroles du Talmud, Taanit 27b, qui rapporte que la récitation de ces passages est considérée comme remplaçant les sacrifices.

Il faut encore signaler qu’à l’origine, l’usage voulait que le Pitoum haqetoret précédât le psaume du jour, comme le rapporte le sidour du Rav Amram Gaon ; et c’est aussi ce qu’écrivent le Tour, Ora’h ‘Haïm 133 et le Rama 132, 2. Or l’usage s’est modifié sous l’influence de Rabbi Isaac Louria, qui a établi l’ordre des prières en fonction de l’enchaînement des mondes selon la Kabbale (cf. plus haut, chap. 13 § 2) : le psaume du jour précède à présent le Pitoum haqetoret. Toutefois, on peut s’interroger : au Temple, l’ordre en usage voulait que l’offrande de l’encens précédât le cantique des Lévites. Comment peut-on donc modifier cet ordre ? Echel Avraham 132 explique que, du fait que l’on a déjà récité les paragraphes de l’encens après celui du sacrifice journalier dans la première partie de l’office (Séder haqorbanot), il n’est plus nécessaire que le Pitoum haqetoret précède le psaume du jour. En revanche, il y a toujours lieu de réciter le Pitoum haqetoret à la fin de la prière, en regard de la fumée de l’encens qui continuait de s’élever longuement.

On explique au nom de Rabbi Isaac Louria que la récitation des paragraphes de l’encens, à la fin de la prière, épargne celle-ci des extériorités (ou qlipot, écorces impures) (Michna Beroura 132, 14). Le Chné Lou’hot Habrit écrit, d’après la Kabbale, que l’on a l’usage de réciter tout le cérémonial de l’encens trois fois par jour : deux fois à Cha’harit, une fois à Min’ha. Cette source est citée par Kaf Ha’haïm 133, 19 et Michna Beroura 132, 14. Quoi qu’il en soit, j’ai déjà écrit (chap. 13 § 1) que ceux qui sont pressés peuvent se contenter de dire, à Cha’harit, les versets de l’encens, en se fondant sur le fait qu’à la fin de l’office, l’officiant dira les passages talmudiques qui s’y rapportent.

[6]. Selon Rabbi Isaac Louria, on récite ‘Alénou léchabéa’h après chacun des trois offices (Michna Beroura 132, 7 ; Kaf Ha’haïm 11-12). La place essentielle d’Alénou léchabéa’h se trouve dans la ‘Amida de Moussaf de Roch Hachana, en introduction au passage consacré à la royauté divine (séder malkhouyot). A l’époque des Richonim, on a commencé à conclure l’office du matin des jours ouvrables par ‘Alénou léchabéa’h.

Kolbo rapporte que Josué a établi le texte d’Alénou léchabéa’h. Cette source est citée par Kaf Ha’haïm 133, 15 ; certains disent qu’Akhan, lorsqu’il confessa sa faute, déclara : « Aussi espérons-nous en Toi… » (ועל כן נקוה…) [deuxième paragraphe de cette prière ; les trois mots forment l’acrostiche du nom Akhan ; cf. Jos 7]. Le Netiv Bina I p. 373-374 rapporte que c’est Rav (maître talmudique) qui a établi ce texte.

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