03 – Si l’on est pressé d’achever sa prière, quand doit-on sortir et que peut-on omettre ?

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La récitation d’Achré/Tehila lé-David (Ps 145) et d’Ouva lé-Tsion/Qédoucha de-sidra a priorité sur les Ta’hanounim, car nos sages abondent en louanges à l’égard de ceux qui récitent Tehila lé-David trois fois par jour : ils ont part, disent-ils, au monde futur (Berakhot 4b) ; quant à la Qédoucha de-sidra, ils enseignent qu’elle est l’une des choses grâce auxquelles le monde se maintient après la destruction du Temple (Sota 49a). Tandis que la récitation des supplications est facultative (Tour 131 au nom de Rav Netronaï Gaon). Par conséquent, un particulier qui prie seul et n’a pas le temps de tout dire donnera la préférence à Tehila lé-David et à la Qédoucha de-sidra (Ye’havé Da’at 2, 8).

De même, le rang de Tehila lé-David et de la Qédoucha de-sidra, qui sont d’institution talmudique, est supérieur à la récitation du psaume du jour (Chir chel yom), des paragraphes de l’encens (Qetoret) et d’Alénou léchabéa’h (« Il nous revient de louer… »), que l’on a pris l’usage de dire à l’époque des Guéonim et des Richonim (Avné Yachfé 9, 58-60).

Si l’on prie au sein d’un minyan, et que l’on est contraint de sortir avant la fin de l’office, il faut s’efforcer de rester au moins jusqu’à la Qédoucha de-sidra. On ne commencera pas non plus à ôter ses téphilines avant la fin de la Qédoucha de-sidra (Choul’han ‘Aroukh 25, 13).

Quand la chose est possible, on gardera les téphilines jusqu’à la fin du Qaddich Titqabal (Michna Beroura 25, 56). Tout cela ne s’applique qu’en cas d’urgence, mais a priori, il faut écouter deux Qaddich supplémentaires : le Qaddich Yehé chelama qui suit la récitation de versets, et le Qaddich derabbanan, qui suit les paragraphes de l’encens.

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