03. Quand réciter la Birkat Hagomel

Il est juste de réciter la Birkat hagomel dans les trois jours à compter de l’événement[d] pour lequel on remercie l’Éternel. Cependant, a posteriori, même si beaucoup de temps a passé, on n’a pas perdu la possibilité de réciter la bénédiction, car celle-ci n’est pas limitée dans le temps (Choul‘han ‘Aroukh 219, 6). Mais dans le cas où l’on a déjà oublié l’événement, on ne récitera pas la bénédiction, quoique l’on s’en souvienne ensuite (‘Aroukh Hachoul‘han 219, 7).

On a coutume de réciter la Birkat hagomel debout (Maïmonide ; Baït ‘Hadach 219, 1). Les hommes ont également coutume de réciter cette bénédiction consécutivement à la lecture de la Torah ; quand c’est possible, il est d’usage d’appeler à la Torah celui qui doit réciter Hagomel. Mais on ne saurait, dans le seul but de juxtaposer la bénédiction à la lecture de la Torah, en repousser la récitation au-delà de trois jours. Par exemple, si l’on a échappé à un attentat le lundi, on doit s’efforcer de réciter la bénédiction jusqu’au mercredi, troisième jour à partir de l’attentat. On n’attendra pas la lecture de la Torah du jeudi, considéré comme le quatrième jour (Maguen Avraham, Michna Beroura 219, 20).

Le temps de récitation de la Birkat hagomel court à partir du moment où l’épreuve que l’on a connue s’est entièrement achevée. Par conséquent, si l’on s’est relevé d’une maladie, que l’on soit retourné travailler, mais que l’on soit encore en convalescence, on dira la bénédiction après la fin de la convalescence (Michna Beroura 219, 2)[2].


[d]. Le jour de l’événement lui-même est compté comme premier jour.

[2]. Selon certains auteurs, de même que l’oblation du sacrifice de toda (actions de grâce) avait lieu le jour, de même faut-il réciter la Birkat hagomel le jour, précisément (Sdé Yits‘haq ; Ben Ich ‘Haï). D’autres estiment que l’on peut a priori la réciter de nuit (Malbim). D’autres encore écrivent que les hommes, puisqu’ils ont pris coutume de la réciter à l’occasion de la lecture de la Torah, doivent a priori la dire de jour, tandis que les femmes sont autorisées à la dire la nuit (Tsits Eliézer XIII, 17 ; ‘Hazon Ovadia, Berakhot p. 347).

 

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