08. Qiyoum (permanence)

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    Le travail que la Torah interdit d’accomplir le Chabbat est un travail dont la conséquence se maintient ; si elle ne se maintient pas, elle n’est pas interdite par la Torah elle-même. Par conséquent, si j’écris sur papier, au stylo ou au crayon, je transgresse un interdit de la Torah, car ce que j’écris est de nature à subsister longtemps. Mais si j’écris avec, pour toute encre, du jus de fruits, dont la couleur passe rapidement, ou si j’écris à l’encre mais sur une feuille d’arbre, qui séchera et s’effritera rapidement, j’enfreins un interdit rabbinique. De même, écrire sur du sable ou sur une fenêtre embuée est un interdit seulement rabbinique, puisqu’une telle écriture n’a pas de permanence (infra chap. 18 § 2 et 4).

Dans le même sens, si je fais un nœud fixe, c’est-à-dire fort, qui se maintient longtemps, j’enfreins un interdit toranique ; mais si le nœud est temporaire, qu’il ne se maintienne que peu de temps, l’interdit est rabbinique. Quant à un nœud très lâche, tel qu’un nœud simple ou un nœud de cravate, il n’est pas interdit de le faire, puisqu’il n’a aucune permanence et que l’on peut le dénouer facilement (chap. 13 § 13). De même, s’agissant de l’interdit de construire, si l’on fixe un crochet à un mur de façon permanente, on enfreint un interdit toranique ; si on le fixe de manière temporaire, l’interdit est rabbinique (chap. 15 § 3).

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