07 – Café, thé et gâteaux avant la prière

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Celui qui a l’habitude de boire du thé ou du café le matin, sans quoi il ne peut prier posément, y a droit avant la prière, car le fait d’en boire répond chez lui, non à un sentiment d’orgueil, mais à un besoin : que l’esprit retrouve sa sérénité et qu’il puisse se concentrer pendant la prière. Certaines personnes n’éprouvent le besoin de boire du café que deux heures après leur réveil ; aussi, les jours de semaine où la prière est courte, il est préférable qu’ils ne boivent pas de café avant la prière ; mais le Chabbat et les jours de fête, où la prière dure longtemps, il vaut mieux qu’ils boivent du café avant la prière.

Si l’on ne peut boire son café ou son thé sans sucre, on est autorisé à y mettre un peu de sucre afin de pouvoir le boire et asseoir son esprit. Si l’on peut se contenter de sucrettes, c’est préférable. Mais on ne mettra pas de lait dans son café. Toutefois, celui qui, sans lait, serait incapable de boire son café, et donc d’asseoir son esprit, est autorisé à ajouter du lait à son café.

Nombreux sont ceux qui se permettent de manger des gâteaux avant l’office du matin de Chabbat, mais leur usage est erroné, et ils ne peuvent s’appuyer sur aucune source à cet égard. En effet, on permet tout au plus de boire du café, car cela peut être considéré comme de l’eau, et celui qui s’est habitué à en boire est devenu dépendant à l’égard de la caféine, si bien que, s’il n’en boit pas, son esprit ne peut retrouver sa sérénité. Tandis que la consommation de gâteaux n’est rien d’autre qu’une ingestion solide (akhila), laquelle est précisément interdite avant la prière. Ce n’est que si l’on est très affamé, ou si l’on craint d’être très affamé, au point de ne pouvoir se concentrer correctement durant la prière, qu’il sera permis d’être indulgent et de manger un peu de gâteau avant la prière (voir note)[9].


[9]. Pour le cas du café, voir Michna Beroura 89, 22, Yabia’ Omer IV 11 et Iché Israël 13, 25. En ce qui concerne la consommation de gâteaux avant la prière, et bien que le Béour Halakha 89, 3 (וכן) dise qu’il est préférable de prier seul plutôt que de manger avant la prière, il semble qu’il faille distinguer entre un repas régulier (akhilat qéva) et une simple collation (akhilat ar’aï)[ces notions sont définies au paragraphe suivant]. Si l’on a besoin d’un repas régulier, il vaut mieux prier seul puis manger. Mais s’il suffit d’une collation, il vaut mieux manger un peu puis prier en minyan. Là réside la différence entre ce que j’écris ici et ce que j’ai écrit au paragraphe précédent.

Cf. Pniné Halakha, Chabbat vol. 1, chap. 5, 9, où l’on voit que, selon de nombreux avis, parmi lesquels Michna Beroura, Igrot Moché et Yalqout Yossef, si l’on mange avant l’office de Chabbat, il faut d’abord faire le Qidouch. En pratique, cependant, on a l’usage de ne pas faire le Qidouch.

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