07. Éclairs et tonnerre

Puisque aussi bien les éclairs que le tonnerre donnent lieu à une bénédiction, et que l’on peut dire pour les premiers comme pour le second l’une des deux bénédictions usuelles, on a coutume de dire d’abord, pour la vision des éclairs, ‘Ossé ma‘assé Béréchit, puis, pour l’écoute du tonnerre, dont le son effraie davantage, Ché-ko‘ho ou-gvourato malé ‘olam.

Si l’on a déjà dit la bénédiction des éclairs et celle du tonnerre au cours de la journée, on ne se répétera pas le même jour. Certes, tout éclair, tout coup de tonnerre existe en soi ; mais puisqu’ils sont apparus suite à la formation des mêmes nuages, une même berakha vaut pour tous les éclairs que l’on verra, et une même berakha vaut pour tous les coups de tonnerre. En revanche, le lendemain, même s’il s’agit de la même tempête, on redira les berakhot. Et si les deux tempêtes ont lieu le même jour, mais que les nuages aient entièrement disparu après la première, puis que le ciel se soit de nouveau couvert de nuages et que les éclairs et le tonnerre aient réapparu, on répétera la bénédiction, puisqu’il s’agit d’un autre groupe de nuages (Choul‘han ‘Aroukh 227, 2, Michna Beroura 8).

Les bénédictions sur les éclairs et le tonnerre doivent être prononcées à la suite immédiate de leur vision ou de leur audition. En d’autres termes, il ne doit pas s’écouler, entre la perception du phénomène et la berakha, un temps supérieur à celui de tokh kedé dibour, c’est-à-dire le temps nécessaire pour prononcer trois mots. Si l’on a attendu plus longtemps, on a perdu l’occasion de dire la bénédiction ; on patientera donc, car il se peut que l’on voie un autre éclair : alors, on se hâtera de réciter la bénédiction sans laisser passer le délai de tokh kedé dibour. De même pour l’audition d’un coup de tonnerre (Choul‘han ‘Aroukh 227, 3 ; Michna Beroura 12).

De même, s’agissant de la bénédiction sur une comète, un tremblement de terre ou un vent de tempête : il faut la réciter au cours de l’événement, ou immédiatement après. Si le délai de tokh kedé dibour est passé depuis la fin du phénomène, l’occasion est perdue[4].


[4]. Si l’on est en train de réciter le Chéma Israël et ses bénédictions, et que l’on voie un éclair, ou que l’on entende le tonnerre, de deux choses l’une : dans le cas où l’on est au milieu d’une bénédiction, ou au milieu d’un des paragraphes du Chéma, on ne s’interrompra pas pour réciter la berakha de l’éclair ou du tonnerre. Mais dans le cas où l’on se trouve entre deux bénédictions du Chéma, ou entre deux paragraphes du Chéma, on pourra s’interrompre et dire la bénédiction de ces phénomènes, puisqu’il s’agit d’une mitsva qui ne peut se reporter – en effet, on ne sait si l’occasion s’en représentera ce jour-là. Si c’est au cours de la récitation des Pessouqé dezimra que l’on voit un éclair ou que l’on entend le tonnerre, on pourra s’interrompre, même au milieu d’un psaume, pour dire la berakha. La règle est la même dans le cas d’un tremblement de terre, d’une comète ou de semblables phénomènes (cf. ‘Hayé Adam 20, 3 ; Michna Beroura 66, 19). 

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