Puisque aussi bien les éclairs que le tonnerre donnent lieu à une bénédiction, et que l’on peut dire pour les premiers comme pour le second l’une des deux bénédictions usuelles, on a coutume de dire d’abord, pour la vision des éclairs, ‘Ossé ma‘assé Béréchit, puis, pour l’écoute du tonnerre, dont le son effraie davantage, Ché-ko‘ho ou-gvourato malé ‘olam.
Si l’on a déjà dit la bénédiction des éclairs et celle du tonnerre au cours de la journée, on ne se répétera pas le même jour. Certes, tout éclair, tout coup de tonnerre existe en soi ; mais puisqu’ils sont apparus suite à la formation des mêmes nuages, une même berakha vaut pour tous les éclairs que l’on verra, et une même berakha vaut pour tous les coups de tonnerre. En revanche, le lendemain, même s’il s’agit de la même tempête, on redira les berakhot. Et si les deux tempêtes ont lieu le même jour, mais que les nuages aient entièrement disparu après la première, puis que le ciel se soit de nouveau couvert de nuages et que les éclairs et le tonnerre aient réapparu, on répétera la bénédiction, puisqu’il s’agit d’un autre groupe de nuages (Choul‘han ‘Aroukh 227, 2, Michna Beroura 8).
Les bénédictions sur les éclairs et le tonnerre doivent être prononcées à la suite immédiate de leur vision ou de leur audition. En d’autres termes, il ne doit pas s’écouler, entre la perception du phénomène et la berakha, un temps supérieur à celui de tokh kedé dibour, c’est-à-dire le temps nécessaire pour prononcer trois mots. Si l’on a attendu plus longtemps, on a perdu l’occasion de dire la bénédiction ; on patientera donc, car il se peut que l’on voie un autre éclair : alors, on se hâtera de réciter la bénédiction sans laisser passer le délai de tokh kedé dibour. De même pour l’audition d’un coup de tonnerre (Choul‘han ‘Aroukh 227, 3 ; Michna Beroura 12).
De même, s’agissant de la bénédiction sur une comète, un tremblement de terre ou un vent de tempête : il faut la réciter au cours de l’événement, ou immédiatement après. Si le délai de tokh kedé dibour est passé depuis la fin du phénomène, l’occasion est perdue[4].