Si l’on se rend au zoo, on a le mérite de réciter par deux fois la bénédiction Méchané habriot. En effet, quiconque voit un singe ou un éléphant dit : Baroukh Ata, Ado-naï, Elo-hénou, Mélekh ha‘olam, méchané habriot (« Béni sois-Tu… qui fais des créatures hors du commun ») (Berakhot 58b ; Choul‘han ‘Aroukh 225, 8). Certes, si on les voit ensemble, une seule bénédiction vaudra pour les deux. Mais s’ils se trouvent en des endroits différents du zoo, on devra dire une bénédiction pour chacun d’eux.
C’est précisément pour ces deux animaux que les Sages ont prescrit une bénédiction, car leur aspect, plus que celui des autres, éveille un particulier étonnement. En effet, bien qu’il s’agisse d’animaux, ils ont une certaine ressemblance avec l’homme. Le singe ressemble à l’homme par la forme de son corps et par sa façon d’utiliser ses mains. L’éléphant diffère des autres animaux en ce que sa peau est lisse, sans poil, et en ce qu’il use de sa trompe comme d’une main (Méïri sur Berakhot 58b).
Quiconque n’a pas vu ces animaux trente jours durant devra réciter la bénédiction quand il les reverra. Certes, pour les autres créatures particulièrement belles, ou bizarres, on a coutume de ne dire la bénédiction que la première fois qu’on les voit, car il n’est pas si certain qu’elles soient assez étranges ou belles. Mais ici, comme il est certain que les Sages ont prescrit une bénédiction sur l’éléphant et sur le singe, on redit la bénédiction, dès lors que trente jours ont passé sans qu’on les ait vus.
Une autre bénédiction incombe à celui qui visite un zoo : quand on voit un perroquet, spectaculaire par ses couleurs, ou quelque autre animal particulièrement beau, on dira Ché-kakha lo bé‘olamo (« pour ce qui te ressemble en ton monde »). Puisque la mesure de la beauté n’est pas chose entièrement certaine, et puisqu’il se peut que d’autres beaux animaux se trouvent là, on dira la bénédiction sur une belle espèce, et l’on formera l’intention, en la récitant, de s’en acquitter également pour tous les autres beaux animaux présents au zoo. Et si trente jours passent avant qu’on les revoie, on redira alors la bénédiction.