06. Moissonner (qotser)

La mélakha de moissonner (qotser) est celle par laquelle on détache un végétal de la source de sa croissance : c’est par exemple le fait de récolter des céréales, de vendanger des vignes, de cueillir des dattes, des olives, des figues, ou quelque autre fruit ou branche. Il est interdit, au même titre, de couper des arbres stériles, que ce soit pour les besoins du chauffage ou de la construction. De même, il est interdit d’arracher des herbes qui poussent aux murs, des champignons qui poussent sur les anses d’un seau (Chabbat 73b, 107b), ou d’extraire de l’eau un noyau d’avocat ou une branche qui y ont jeté des racines.

Il n’y a pas d’interdit toranique à cueillir sur un arbre entièrement desséché des fruits, des branches ou des feuilles : puisque l’arbre ne puise pas de vitalité de la terre, celui qui cueille ne détache rien de la source de sa croissance. Toutefois, puisque la chose ressemble à la mélakha de moissonner, les sages l’ont interdit (cf. Choul’han ‘Aroukh 336, 12).

Mais si une branche a été coupée d’un arbre à la veille de Chabbat, l’interdit de « moissonner » ne s’y applique plus, puisqu’il est visible que la branche est détachée de sa source vitale. Il est donc permis de cueillir des fruits sur une telle branche, pendant Chabbat. Et si cette branche détachée est une branche odoriférante, il est permis d’en arracher des rameaux ou des feuilles afin d’en respirer le parfum (Rama 336, 8).

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