04. Arrosage

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Arroser des végétaux est interdit au titre de la mélakha de semer, car l’arrosage aide à la croissance. Mais avant l’entrée de Chabbat, il est permis d’ouvrir les tuyaux ou les dispositifs d’arrosage, afin que celui-ci se poursuive pendant Chabbat. De même, il est permis de programmer un ordinateur commandant l’arrosage, pour que celui-ci commence pendant Chabbat, puisque le Juif ne fera personnellement aucun travail durant Chabbat. Si l’on a ouvert les tuyaux d’arrosage avant Chabbat, il sera permis de les refermer pendant Chabbat, car il n’y a aucune mélakha dans le fait de les fermer (cf. ci-dessus, chap. 2 § 9).

Si l’on mange dans le jardin, on doit prendre soin de ne pas se laver les mains au-dessus de végétaux ou de leurs racines (Choul’han ‘Aroukh 336, 3). S’agissant de petits végétaux dont les racines sont courtes, l’interdit ne vaut que lorsqu’on se lave les mains véritablement près d’eux ; pour de grands végétaux, l’interdit vaut pour tout le parterre alentour.

Si ce n’est sur des végétaux ou leurs racines, il est permis de verser de l’eau. Certes, il se peut que, finalement, l’eau arrive aux racines des végétaux environnants, ou que des herbes sauvages apparaissent là où l’eau aura été versée ; mais il n’y a pas là d’interdit, puisque l’intention ne porte pas là (Kaf Ha’haïm 336, 27).

Il est interdit de verser de l’eau sur son terrain cultivable, car l’eau attendrit la terre et la prépare à l’ensemencement ou à la plantation, ce qui relève de la mélakha de labourer (Michna Beroura 336, 26, Cha’ar Hatsioun 18).

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