14. Aptitudes et inaptitudes à la bénédiction sacerdotale

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Les Cohanim sont tenus de bénir l’assemblée ; toutefois la bénédiction vient de Dieu seul, et ne dépend pas de la piété des Cohanim. Par conséquent, même un Cohen qui fauterait en mangeant des aliments interdits, en ayant des relations charnelles interdites, ou en commettant quelque autre faute, n’en serait pas moins tenu de monter sur l’estrade. Et s’il s’abstenait de prendre part à la bénédiction, il ne ferait qu’ajouter une faute supplémentaire au nombre de ses péchés. Comme l’écrit Maïmonide (Hilkhot Téphila 15, 6) : « On ne dit pas à un homme impie : “Ajoute encore une impiété en t’abstenant d’accomplir les mitsvot.” »

En revanche, si un Cohen a commis des fautes entachant sa prêtrise, par exemple s’il a épousé une femme divorcée, ou s’il s’est rendu impur au contact de morts, nos sages le sanctionnent en lui interdisant de procéder à la bénédiction. De même un Cohen qui a pris part à un culte idolâtre, ou qui transgresse le Chabbat publiquement dans le but de provoquer les autres, est disqualifié pour la bénédiction sacerdotale. Mais si un Cohen qui aurait commis l’une de ces fautes se repent d’un entier repentir, il pourra de nouveau prendre part à la bénédiction (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 128, paragraphes 37, 40, 41 ; La Prière d’Israël 20 § 10).

Un Cohen qui a tué une personne ne peut prendre part à la Birkat Cohanim, comme il est dit (Is 1, 15) : « Lorsque vous étendez les mains, je détourne les yeux de vous… vos mains sont pleines de sang » (Berakhot 32b). Le rôle du Cohen est d’ajouter à la bonté et à la vie, comme le faisait Aaron le grand-prêtre, qui aimait la paix et poursuivait la paix ; tandis qu’un Cohen qui a tué a porté atteinte au fondement de sa prêtrise. De même, si un Cohen a, de façon involontaire, écrasé mortellement une personne en voiture, il est disqualifié à l’égard de la Birkat Cohanim. Les décisionnaires sont partagés sur la question de savoir si, après s’être repenti à l’aide de jeûnes, de dons et de résolutions pour l’avenir, un tel Cohen pourrait prendre de nouveau part à la bénédiction. En pratique, un Cohen qui aurait été l’acteur d’un événement aussi grave doit aller consulter son rabbin afin de recueillir ses directives personnelles sur la conduite à tenir (cf. La Prière d’Israël 20, 11).

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