04. Les différentes sortes de Qaddich

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Il existe quatre versions du Qaddich, que nous signalerons nommément : 1) Qaddich abrégé (‘Hatsi-Qaddich) : c’est l’essentiel du Qaddich ; on l’appelle ainsi pour le distinguer des autres versions du Qaddich, qui sont augmentées d’autres passages. Quand il faut dire le Qaddich au cours de l’office, mais que l’on ne veuille pas trop prolonger l’interruption, on dit le Qaddich abrégé. 2) Qaddich Yehé chelama[e], également appelé Qaddich complet (Qaddich chalem). On le dit après la récitation de versets de la Bible ; il s’y ajoute la demande que nous, ainsi que tout le peuple d’Israël, bénéficions de la paix et d’une bonne vie. Il se conclut par la formule : ‘Ossé chalom bimromav, Hou (béra’hamav) ya’assé chalom ‘alénou vé’al kol (‘amo) Israël véimrou amen (« Celui qui fait régner la paix dans ses cieux, qu’Il fasse régner la paix sur nous et sur tout Israël, et dites amen »). Dans la mesure où ce Qaddich est généralement récité par des personnes ayant perdu un parent, il est également appelé Qaddich des orphelins (Qaddich yatom). 3) Qaddich Titqabal[f] : il est prononcé par l’officiant après la conclusion de la ‘Amida[g]. C’est un Qaddich complet, auquel s’ajoute la demande que notre prière soit agréée. 4) Qaddich derabbanan (« Qaddich des rabbins ») : on le dit après l’étude des paroles des sages. Avant le passage Yehé chelama, également inclus ici, on insère une requête pour les étudiants de la Torah, afin qu’ils bénéficient d’une bonne et longue vie.

Nos sages ont institué la récitation du Qaddich à la fin de chaque section de l’office public. Après le rappel des sacrifices, on dit le Qaddich derabbanan ; après les Pessouqé dezimra, on récite le Qaddich abrégé (‘hatsi-Qaddich) ; après la Nefilat apayim et les Ta’hanounim, le Qaddich abrégé ; les lundis et jeudis, on ajoute un autre Qaddich abrégé après la lecture de la Torah ; après la Qédoucha de-sidra (Ouva lé-Tsion), le Qaddich Titqabal ; après le psaume du jour, le Qaddich des orphelins (Qaddich Yehé chelama) ; et après les paragraphes de l’encens (Pitoum haqetoret) de la fin de l’office, le Qaddich derabbanan (Chibolé Haléqet 8). Par le biais du Qaddich, nous concluons et nous élevons chaque étape de la prière vers sa plus haute vocation, l’honneur dû à Dieu. De là, nous poursuivons vers l’étape suivante.

On a coutume de confier aux endeuillés la récitation du Qaddich complet (Qaddich Yehé chelama) qui se dit après la lecture de versets, ainsi que le Qaddich derabbanan qui se dit après l’étude de paroles des sages. En effet, c’est une source de bienfait et d’élévation pour l’âme des défunts qu’un Qaddich récité à leur mémoire (comme nous l’expliquerons aux paragraphes 18-19). Quand il ne se trouve pas d’endeuillé parmi les fidèles, ces Qaddich sont récités par un fidèle qui n’a plus ni père ni mère. S’il ne se trouve aucun orphelin, l’usage répandu est qu’on ne les récite pas (La Prière d’Israël 23, 8, note 9).


[e]. Il tire son nom des premiers mots de la partie ajoutée au Qaddich de base : Yehé chelama rabba min Chema’ya…(« Qu’une grande paix nous soit accordée du Ciel… »).

[f]. Ainsi appelé d’après les premiers mots du passage qui y est ajouté : Titqabal tselotehon ouva’outehon… (« Que soient agréées les prières et les requêtes de toute la maison d’Israël… »).

[g].Comprise extensivement : la ‘Amida, conclue par les éventuelles supplications (Ta’hanounim), la lecture de la Torah, Achré/Tehila lé-David et Ouva lé-Tsion.

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