18. Prière des endeuillés et récitation du Qaddich des orphelins

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Quand on a perdu l’un de ses deux parents, on doit réciter le Qaddich à l’office, durant la première année. Il y a à cela une grande utilité pour l’âme du défunt, celle de lui épargner la rigueur du Guéhinom[o] car, dès lors que le fils qu’il laisse en ce monde sanctifie publiquement le nom divin, il apparaît que sa vie était dotée d’une valeur éternelle de sainteté. Si le fils du défunt sait conduire l’office et que l’assemblée y consente, il est bon qu’il soit aussi officiant durant les jours ouvrables, car il y a dans le fait d’être officiant plus d’utilité encore pour l’âme du défunt. Le jour du jahrzeit (anniversaire du décès), chaque année, les endeuillés disent également le Qaddich et s’efforcent d’officier. Quand il y a plusieurs endeuillés à la synagogue, l’usage est que tous récitent le Qaddich ensemble. Quant à officier, il existe un ordre de priorité : par exemple, l’endeuillé qui se trouve dans les trente jours après le décès de son parent a priorité sur celui qui se trouve dans l’année (cet ordre de priorité est exposé plus en détail dans La Prière d’Israël 4, 5-7).

Si un homme ou une femme décède en ne laissant après soi qu’un fils mineur, ce fils dira le Qaddich en son souvenir, bien qu’il ne soit pas arrivé à l’âge où l’on est tenu d’accomplir les commandements (bar-mitsva). C’est d’ailleurs à cette fin qu’a été institué le Qaddich de l’orphelin. En effet, pour un endeuillé majeur, il est encore plus indiqué pour l’élévation de l’âme de ses parents de conduire l’office ; tandis que pour le mineur, qui ne peut être officiant, on a institué ce Qaddich (Rama, Yoré Dé’a 376, 4). Même si le mineur n’est pas encore arrivé à l’âge de l’éducation aux mitsvot (autour de six ans), on lui lit le Qaddich à haute voix, et lui, l’endeuillé mineur, répète mot à mot, tandis que l’assemblée répond amen à sa suite.

Il est bon qu’un fils adopté récite le Qaddich pour ses parents adoptifs. À plus forte raison s’ils ne laissent pas d’autre fils, ce sera une mitsva pour lui de dire le Qaddich pour ses parents adoptifs (Yalqout Yossef VII 23, 13). Il est bon qu’un homme converti au judaïsme récite le Qaddich pour ses parents non Juifs (réf. cit. 14, Pisqé Techouva 132, 20, Zeqan Aharon, Yoré Dé’a 87).


[o]. Séjour des morts, et plus spécialement ici, lieu de l’expiation des fautes.
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