10. Passages où l’on ne s’interrompt pas

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Lorsque nous disons qu’il est permis de répondre à des paroles consacrées alors que l’on est en train de lire l’une des bénédictions du Chéma, ce n’est que si l’on récite le contenu de ladite bénédiction : du début de celle-ci à la phrase qui précède la formule finale (Baroukh Ata Ado-naï…). En revanche, si l’on a déjà dit la formule Baroukh Ata Ado-naï qui ponctue la bénédiction, et qu’il ne reste que quelques mots à dire pour la conclure, on ne s’interrompt pas. En effet, si l’on s’interrompait, ce serait amputer la bénédiction (Béour Halakha 66, 3).

De même, quand on dit le verset Chéma Israël ou la phrase Baroukh chem kevod malkhouto lé’olam va’ed, par lesquels on reçoit le joug de la royauté du Ciel, on ne s’interrompt pour aucune parole, car la règle qui s’applique à ces passages est semblable à celle qui régit la ‘Amida (Choul’han ‘Aroukh 66, 1).

Si, au cours de sa lecture des bénédictions du Chéma ou des Pessouqé dezimra, on doute d’être autorisé à répondre à quelque parole, il est préférable de s’en abstenir car, comme nous l’avons vu, dans les cas même où il est permis de répondre, ce n’est pas une obligation ; aussi, en tout cas de doute, il vaut mieux ne pas répondre (La Prière d’Israël 16, note 4).

Quand on récite la ‘Amida, il est interdit de répondre à quelque parole consacrée que ce soit, y compris au Qaddich et à la Qédoucha. Mais il est permis, en se taisant, de porter son attention sur le Qaddich et sur la Qédoucha récités par l’officiant et de s’y associer en pensée, car l’écoute, investie d’une intention, est considérée comme tenant lieu de réponse ; et tel est l’usage. Toutefois, si le fait de s’interrompre pour écouter l’officiant a pour effet de perturber la concentration de la fidèle, il est préférable que celle-ci continue sa prière (La Prière d’Israël 17, 15).

Les jours de semaine, entre la fin de la bénédiction Gaal Israël (« qui délivras Israël ») et le début de la ‘Amida, on ne doit s’interrompre pour aucune parole consacrée, car juxtaposer la mention de la Délivrance à la prière contribue à nous préserver de souffrances. Mais le jour de Chabbat, qui n’est pas appelé jour de détresse, il n’est pas si nécessaire de juxtaposer la mention de la Délivrance à la prière, et, de l’avis de la majorité des décisionnaires, il est permis de s’interrompre afin de répondre à des paroles consacrées. Les jours de fête, qui sont des jours de jugement (à Soukkot, on est jugé sur l’eau, à Pessa’h sur la récolte céréalière, à Chavouot sur les fruits de l’arbre, comme l’indique le traité Roch Hachana 16a), il est interdit de s’interrompre entre la mention de la Délivrance et la prière (Choul’han ‘Aroukh 66, 9 ; Rama 111, 1 ; La Prière d’Israël 16, note 7).

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