10. Marmites, poêles, soupières (autres qu’en argile) et couverts

Les règles de l’échaudage des ustensiles ont été exposées au chapitre précédent. Le principe essentiel est que le mode de cachérisation est fonction du degré d’absorption (cf. chap. 10 § 8) ; toutefois, la coutume est, a priori, de les échauder tous dans un keli richon placé sur le feu (chap. 10 § 9). Avant la cachérisation, il faut bien les nettoyer (chap. 10 § 10). Nous avons vu comment on procédait, pratiquement, à l’échaudage (10 § 12) et comment on cachérise une grande marmite qu’il est impossible d’introduire entièrement dans une autre marmite (10 § 13).

À l’approche de Pessa’h, les poêles se cachérisent, selon le Choul’han ‘Aroukh, par échaudage ; dans le courant de l’année, un chauffage à blanc est requis. Le Rama pense, en revanche, qu’à l’approche de Pessa’h, le chauffage à blanc léger est également requis (cf. ci-dessus, chap. 10 § 4). Une poêle téflonisée ne peut se cachériser, car on a l’habitude d’y faire de la friture sans huile frémissante : la cachérisation nécessiterait un chauffage à blanc intégral, ce que la poêle ne supporterait pas.

On a coutume d’échauder les couverts à l’eau bouillante, dans un keli richon placé sur le feu, bien que, essentiellement, ces ustensiles n’absorbent le goût du ‘hamets qu’au sein d’un keli chéni (ustensile second). L’usage est en effet d’échauder, a priori, tous les ustensiles dans un keli richon placé sur le feu. Bien qu’il puisse arriver de plonger une fourchette dans un aliment mis au feu, il reste permis de la cachériser par échaudage seulement, car un chauffage à blanc l’endommagerait ; de plus, cette utilisation est annulée au sein de l’utilisation majoritaire de la fourchette (comme nous l’expliquons au chap. 10 § 9, note 11).

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