16. Ustensiles de plastique et d’autres matières

Quand des ustensiles de plastique ont absorbé des goûts alimentaires à chaud, ils se cachérisent par échaudage à l’eau bouillante, comme la plupart des ustensiles. La règle est la même pour les différentes sortes de métaux – argent, cuivre, fer, aluminium etc. –, et pour les ustensiles de peau, de bois ou d’os. Seuls font exception les ustensiles de poterie, dont le matériau est de composition particulière, puisqu’il est très absorbant mais ne rejette pas tout ce qu’il absorbe : de ces ustensiles, les sages ont déclaré qu’ils ne pouvaient être cachérisés. Certains estiment que les ustensiles de verre ont le même statut que la poterie[14].


[14]. Selon le Igrot Moché (Ora’h ‘Haïm I 92), il ne faut pas échauder les ustensiles de plastique, ni aucun autre ustensile fait à partir de composants chimiques et qui ne sont point mentionnés par les Richonim. Il est à craindre, en effet, qu’eux aussi soient comparables aux pièces de poterie, qui ne rejettent pas, à l’échaudage, ce qu’elles ont absorbé. Toutefois, une nette majorité d’A’haronim s’accordent à dire que l’on peut cachériser le plastique par échaudage. On échaude les ustensiles de plastique dur dans un keli richon placé sur le feu ; quant aux ustensiles de plastique qui risqueraient de s’abîmer s’ils étaient mis dans un keli richon placé sur le feu, on les cachérise au degré même auquel ils ont absorbé le ‘hamets. Parmi les auteurs indulgents : ‘Helqat Ya’aqov II 163, Sridé Ech II 160, Tsits Eliézer IV 6. C’est en ce sens que se prononce le Hag’alat Kelim 13, 301.

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