11. Hachoir électrique et mixeur

De nombreux appareils électriques ont été inventés pour les besoins de la découpe des légumes et d’autres aliments (hachoir), ou pour mélanger des ingrédients ou les pétrir (mixeur). Parfois, on y broie ou l’on y mélange des aliments chauds ; d’autres fois, des aliments piquants.

En ces matières, il faut appliquer les principes déjà connus, et considérer toujours deux problèmes : a) du ‘hamets est peut-être resté dans les rainures et les orifices de l’appareil ; b) le goût du ‘hamets a pu être absorbé par les parois de l’appareil.

Si l’on s’est seulement servi de l’appareil pour des aliments froids et non piquants, il n’est pas à craindre qu’un goût ait été absorbé ; mais il est à craindre que des résidus alimentaires restent dans les rainures de l’appareil. Par conséquent, il faut le nettoyer à fond. Si, dans certaines rainures, il subsiste des résidus alimentaires, on les immergera dans de l’eau savonneuse, ou dans un autre produit dénaturant, afin que ces résidus soient rendus impropres à la consommation d’un chien.

Dans les mixeurs, on trouve des orifices destinés à l’aération du moteur, afin que celui-ci ne chauffe pas trop. Dans ces trous, des projections de farine ou de pâte viennent se loger, et il est à craindre que, lors d’une utilisation de l’appareil pour la nourriture de Pessa’h, des particules de ‘hamets ne tombent dans la nourriture. Puisqu’il est difficile de nettoyer un tel appareil, il est préférable de ne pas le cachériser. Mais quand l’appareil est très nécessaire, il faut ouvrir le compartiment du moteur et bien le nettoyer, ou bien obturer complètement ces orifices. La règle est la même pour tous les appareils où une telle crainte existe.

Si l’on s’en est servi pour des aliments chauds, et que l’on n’ait pas pris soin, tout au long de l’année, de prévenir le contact avec du ‘hamets, il est à craindre qu’un goût de ‘hamets n’ait été absorbé par l’appareil. Par conséquent, il faut échauder toutes les parties de l’appareil qui ont été en contact avec des aliments chauds.

Si l’on a utilisé l’appareil pour des aliments piquants, et que l’on n’ait pas pris soin, tout au long de l’année, de prévenir le contact avec du ‘hamets, il est à craindre que, par l’effet du fort frottement que produit l’appareil et de l’intensité de la saveur, le goût du ‘hamets n’ait été absorbé par l’appareil, même si les aliments étaient toujours froids. Il faut donc échauder toutes les parties qui ont été en contact avec les aliments (cf. Choul’han ‘Aroukh, Yoré Dé’a 96, 1 ; Kaf Ha’haïm 1).

Si l’appareil a servi à pétrir de la pâte, il faut, selon la coutume séfarade, un échaudage, et selon la coutume ashkénaze, un chauffage à blanc léger (d’après Choul’han ‘Aroukh 451, 17).

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