02. Règles relatives à l’allumage

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Celui qui allume un feu quelconque transgresse un interdit de la Torah, si cet acte répond à une nécessité. Peu importe qu’il ait allumé ce feu en frottant l’une sur l’autre des pierres à feu, ou bien en s’aidant d’une loupe qui concentre fortement les rayons du soleil vers de la paille, ou bien encore en utilisant une allumette, ou l’électricité. Peu importe aussi que le feu brûle au moyen d’huile, d’essence ou de courant électrique : dès lors que l’on a pour intention de produire du feu, et que l’on en produit, on transgresse l’interdit de la Torah.

En revanche, si l’on produit des étincelles de feu, qui n’ont pas de réelle consistance, on ne transgresse pas d’interdit toranique ; et si ces étincelles ont été produites sans intention, on n’a enfreint aucun interdit. Aussi est-il permis d’utiliser, le Chabbat, des vêtements synthétiques ou des vêtements de laine, bien que, lorsqu’on les met ou les enlève, des étincelles se produisent : puisque ces étincelles sont produites sans que l’on y mette de volonté ni d’intention, il n’y a pas là d’interdit (Chemirat Chabbat Kehilkhata 15, 76, Ye’havé Da’at II 46).

De même que la Torah interdit l’allumage d’un feu nouveau, de même interdit-elle d’augmenter un feu. Certes, les jours de fête (yom tov), la règle est différente : il est interdit de créer un feu nouveau, mais il est permis d’augmenter un feu déjà existant. Mais le Chabbat, ajouter à un feu existant est également chose interdite par la Torah. Par exemple, il est interdit d’augmenter la flamme d’un fourneau à gaz en tournant le bouton qui commande l’écoulement d’une plus grande quantité de gaz. De même, il est interdit de faire couler davantage d’essence dans un réchaud afin d’en augmenter la flamme. Même ajouter de l’huile à une lampe qui est en train de brûler est interdit par la Torah (Beitsa 22a).

De même, il est interdit de remuer des braises car, par cela, le feu augmenterait (Keritout 20a). Il est également interdit d’ouvrir un four à bois, car alors du vent pénétrerait dans le four, soufflant sur les braises et augmentant la flamme (Michna Beroura 259, 21). Si le four à bois est ouvert, ou s’il y a un foyer à l’intérieur d’un lieu fermé, il est interdit d’ouvrir la fenêtre ou la porte face au feu, de crainte qu’un vent fort ne pénètre, soufflant sur les braises. Quand il n’y a pas de vent du tout, il est permis d’ouvrir la porte ou la fenêtre (Choul’han ‘Aroukh 277, 2).

Quand une lampe à huile est posée sur la table, il faut s’efforcer de ne pas remuer la table vivement, de crainte que cela ne conduise l’huile à se rapprocher de la mèche et que la flamme ne grandisse, car alors on commettrait l’interdit d’allumer. Mais s’il s’agit d’une bougie de cire ou d’une lampe à huile où est posée une mèche flottante, il n’est pas à craindre qu’en remuant la table on entraîne l’augmentation du feu (Michna Beroura 277, 18).

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