02 – Jonction entre les Pessouqé dezimra et les bénédictions du Chéma

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Après avoir terminé la lecture des Pessouqé Dézimra (versets de louange) et de la bénédiction Yichtaba’h, l’officiant dit le Qaddich court (dit ‘Hatsi-Qaddich, littéralement demi-Qaddich, qui s’achève par les mots Daamiran béalma véimrou amen). Comme on le sait, l’importance du Qaddich est très grande, et les sages louent ceux qui y répondent attentivement (voir chap. 23 § 6). Les sages en ont institué la récitation à la fin de chaque section de l’office, afin de conclure chacune avec une sainteté supérieure, puis, empreint de cette sainteté, de passer à l’étape suivante de l’office. Ce Qaddich court marque donc une césure entre les Pessouqé dezimra (qui sont établis en regard du monde de la Formation, ‘olam ha-Yetsira, cf. chap. 13 § 2) d’une part, et le Chéma avec ses bénédictions (qui viennent en regard du monde de la Création, ‘olam ha-Bria) d’autre part.

Il ne faut pas s’interrompre par des paroles entre les Pessouqé dezimra et les bénédictions du Chéma. Celui qui s’interromprait commettrait en cela une faute, car les Pessouqé dezimra constituent une préparation à la prière (Choul’han ‘Aroukh 54, 3).

Si les fidèles ne sont toujours pas assez nombreux pour constituer le minyan à la fin des Pessouqé dezimra, ils s’arrêteront à la suite de la bénédiction Yichtaba’h et attendront que le minyan soit complété. Ils pourront étudier dans l’intervalle. A priori, ils étudieront en ne lisant que des yeux, afin de ne pas s’interrompre par des paroles. Mais celui qui ne peut étudier sans articuler les mots pourra étudier en articulant, car il est permis, pour les besoins d’une mitsva, de s’interrompre entre Yichtaba’h et Barekhou[a]. Avant de dire Yichtaba’h, l’officiant attendra l’arrivée du dixième fidèle, afin de pouvoir, au moment où le dixième fidèle arrivera, dire Yichtaba’h immédiatement suivi du Qaddich. S’il a déjà terminé Yichtaba’h, il dira trois versets lorsqu’arrivera le dixième fidèle, afin que le Qaddich se rapporte à quelque chose. Après ces trois versets, l’officiant dira le Qaddich court (Michna Beroura 53, 10-11).

Lorsque l’administrateur de la synagogue (gabaï) doit annoncer à l’assemblée quelque information urgente liée aux besoins de la communauté ou à une mitsva, et qu’il est impossible de repousser cette annonce à la fin de l’office, il pourra la communiquer entre Yichtaba’h et le Qaddich. Après cela, l’officiant dira quelques versets suivis du Qaddich. Mais si l’on a déjà dit le Qaddich, il devient interdit de s’interrompre pour les besoins d’une mitsva, et l’on repoussera donc l’annonce à la fin de l’office (Choul’han ‘Aroukh 54, 3 ; 57, 2 ; Michna Beroura 54, 6).


[a]. Barekhou: bref passage dialogué entre l’officiant et l’assemblée, intercalé entre le Qaddich et les bénédictions du Chéma ; voir paragraphe suivant.

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