09 – Le rôle des Cohanim

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Les Cohanim avaient traditionnellement deux rôles principaux (en-dehors du service du Temple) : le premier était d’éduquer le peuple juif et de lui enseigner la halakha, comme il est dit : « Car les lèvres du Cohen garderont le savoir, et c’est de sa bouche que  l’on recherchera la Torah » (Malachie 2, 7). Le second rôle est d’être des hommes de bienfaisance et de paix, comme l’était Aaron, qui « aimait la paix et poursuivait la paix, aimait les créatures et les rapprochait de la Torah » (Maximes des Pères 1, 12). On raconte que le grand-prêtre Aaron savait comment rétablir la paix entre l’homme et son prochain, ainsi qu’entre l’homme et sa femme. Grâce à son mérite, des milliers de couples juifs furent consolidés : par l’effet de la paix qu’il rétablissait entre époux, ceux-ci renonçaient à se séparer. Grâce à cela, des enfants naissaient de ces couples, et l’on nommait les fils Aaron, d’après le nom du grand-prêtre.

Afin de permettre aux Cohanim de développer ces deux principes, la sagesse et la bienfaisance, la Torah a établi que la famille sacerdotale ne recevrait pas d’héritage territorial en terre d’Israël, et que leur subsistance proviendrait des prélèvements et des dons destinés à la prêtrise, dispensés par les Israélites, de façon que les Cohanim puissent être disponibles pour étudier la Torah, éduquer et diriger le public. Et dès lors que les Juifs leur octroyaient des dons, tout le peuple juif se trouvait associé au service spirituel des prêtres. De plus, en n’ayant pas de terres et en n’étant pas engagés dans la compétition économique, les Cohanim pouvaient plus facilement développer en leur sein des sentiments d’amour et de bonté à l’égard du peuple.

L’amour est également le socle de la bénédiction des Cohanim, car c’est l’amour qu’ils éprouvent pour le peuple qui en fait de dignes envoyés, bénissant Israël au nom de l’Eternel.  Tel est bien le sens de la bénédiction qui précède la Birkat Cohanim : « Sois loué… qui nous a sanctifiés par la sainteté d’Aaron et nous as ordonné de bénir Ton peuple Israël par amour. » Les décisionnaires écrivent qu’un Cohen haï de l’assemblée, ou qui haïrait celle-ci ou un seul de ses membres, n’a pas le droit de prendre part à la Birkat Cohanim. S’il y prend part alors qu’il est animé de sentiments de haine, il se met en danger. Il faut donc qu’il efface ces sentiments haineux de son cœur, ou qu’il sorte de la synagogue avant la Birkat Cohanim, car celle-ci consiste, dans son principe même, à bénir Israël par amour (Michna Beroura 128, 37 ; Rav Tsvi Yehouda Kook sur ‘Olat Reïya II 413).

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