05. Si l’on n’a pas dormi de la nuit

Les décisionnaires sont partagés sur la règle applicable à une personne qui n’a pas dormi de la nuit. En pratique, le Choul’han ‘Aroukh (4, 13) décide que, si l’on reste éveillé toute la nuit, on se lavera les mains avant la prière, mais sans prononcer de bénédiction. De cette façon, d’un côté, on se rendra quitte de son obligation, de l’avis de ceux qui pensent que l’on doit se laver les mains, et de l’autre, on ne prendra pas le risque de dire une bénédiction vaine.

Selon le Michna Beroura (4, 30), la meilleure solution, si l’on n’a pas dormi durant la nuit, est d’aller faire ses besoins avant la prière ; alors, du fait que les mains auront touché des parties habituellement couvertes du corps, on pourra se laver les mains puis dire la bénédiction, en accord avec toutes les opinions. Tel est l’usage ashkénaze.

En résumé : suivant l’usage ashkénaze, une femme qui n’a pas dormi de la nuit, si elle a l’intention de réciter la ‘Amida de Cha’harit, ira aux toilettes avant la prière, puis se lavera les mains avec bénédiction. Suivant l’usage séfarade, même de cette façon, on ne récitera pas la bénédiction sur l’ablution (Kaf Ha’haïm 4, 49). (Cf. encore, ci-après, 6 § 7 et 7 § 7, en ce qui concerne la règle applicable aux bénédictions matinales et aux bénédictions de la Torah.)

Ce contenu a été publié dans Chapitre 05 - Nétilat yadaïm, l’ablution matinale des mains. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.