02. Interruption nécessitée par la kavana

Quand on a commencé sa ‘Amida, et qu’il se trouve autour de soi des gens ou des enfants qui parlent, au point que l’on ne puisse plus se concentrer ; si l’on peut leur faire signe de se taire, c’est préférable, car le signe allusif est considéré comme une interruption plus légère que le déplacement. Mais s’il est prévisible que ces personnes ne tiendront pas compte de l’allusion, on se rendra à une autre place où l’on poursuivra sa prière (Michna Beroura 104, 1).

De même, si l’on prie dans la partie féminine de la synagogue (‘ezrat nachim), et que, pendant que l’on récite la ‘Amida, son enfant commence à déranger au point que l’on ne puisse plus – soi-même ou les autres fidèles – se concentrer correctement, on fait signe à son enfant de sortir. Si l’enfant ne comprend pas, on le fait sortir de la synagogue sans parler, et l’on poursuit sa prière à l’extérieur.

Si une panne se produit pendant que l’on récite la ‘Amida, et que, sauf à le réparer immédiatement, l’objet tombé en panne risque de se détériorer et d’entraîner une perte financière, on ne s’interrompt pas pour autant (Michna Beroura 104, 2 ; Kaf Ha’haïm 6). En revanche, si la chose est perturbante au point que l’on ne puisse plus se concentrer, on est autorisé à aller réparer l’objet.

Si un sidour (livre de prières) est tombé à terre, et que l’on ne puisse se concentrer tant qu’on ne l’a pas ramassé, on conclut la bénédiction où l’on se trouve, et l’on va ramasser le livre. Si l’on a commencé à réciter la ‘Amida par cœur, que l’on se soit troublé et que l’on ne puisse continuer, on pourra aller chercher un sidour puis poursuivre sa ‘Amida (Michna Beroura 96, 7).

Si, au milieu de la ‘Amida, le téléphone sonne, on poursuit sa prière. Si l’on ne peut plus se concentrer à cause de cette sonnerie, on est autorisé à aller déconnecter le téléphone, puis à revenir à sa prière.

De même, dans le cas où l’on frappe à la porte : si la fidèle est capable de se dominer et de continuer de prier, elle poursuivra sa prière. Mais si elle ne peut se dominer, qu’elle craigne que, à moins d’ouvrir, celle qui se tient à la porte ne risque de partir, alors que cette personne vient peut-être pour un motif urgent, et que l’esprit de la fidèle en soit fort troublé, au point de ne plus pouvoir se concentrer convenablement, elle sera autorisée à ouvrir la porte et à faire signe à la visiteuse qu’elle ne peut lui répondre pour l’instant ; elle prendra grand soin de ne pas s’interrompre par des paroles (Tephila Kehilkhata 12, 86).

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