06. Quelques règles supplémentaires

Comme nous l’avons vu, il convient a priori d’être rigoureux, conformément à l’opinion du Maguen Avraham, en ne reculant pas de trois pas à l’intérieur des quatre coudées qui s’étendent devant la fidèle située derrière soi, même si celle-ci n’est pas exactement située sur la même ligne.

Toutefois, la personne qui prolonge ainsi sa ‘Amida est parfois en proie au trouble, car elle ne veut pas empêcher celle qui se trouve devant elle de reculer de trois pas à la fin de sa prière. Quand celle qui attend s’aperçoit de cela, il est préférable qu’elle suive l’avis du Elya Rabba, selon lequel, dès lors que l’autre fidèle n’est pas véritablement dans le même axe que soi, on peut reculer de trois pas.

De même, si l’on a coutume de s’étendre dans sa ‘Amida, il est permis de demander aux fidèles situées devant soi de ne pas attendre que l’on ait terminé. Alors, il leur sera permis de reculer immédiatement après avoir terminé leur ‘Amida. Quant à celle qui prie vraiment devant soi, sur le même axe, elle reculera en diagonale, afin de ne pas reculer véritablement devant sa camarade (La Prière d’Israël 17, note 20).

En général, quand on sait que l’on prie lentement, il convient de ne pas prier derrière sa camarade, afin de ne pas bloquer celle-ci et la gêner ainsi.

Les A’haronim discutent de la question de savoir si la règle applicable à l’enfant en prière est semblable à celle qui s’applique à l’adulte : est-il interdit de reculer devant un enfant qui récite la ‘Amida et de s’asseoir dans ses quatre coudées ? (Cf. Arba’ amot chel téphila, p. 254-257) Puisque cette règle est rabbinique, la halakha est conforme à l’opinion indulgente ; mais ceux qui veulent apporter un supplément de perfection à leur pratique seront rigoureux.

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