05. Les deuxième et troisième paragraphes

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Dans le deuxième paragraphe, Véhaya im chamoa’ (Dt 11, 13-21), nous apprenons la valeur des commandements de la Torah, la récompense de ceux qui les observent et la punition de ceux qui les transgressent. Nous apprenons que, si nous aimons Dieu, le servons de tout notre cœur et observons ses mitsvot, nous mériterons la bénédiction divine, la terre donnera son produit, nos jours et ceux de nos enfants se prolongeront sur la terre que l’Eternel a juré de donner à nos ancêtres et à nous-mêmes. Et si, à Dieu ne plaise, nous nous détournions du chemin, la colère divine s’enflammerait contre nous, la terre ne donnerait pas son produit, et nous disparaîtrions de ce bon pays. Puis la Torah nous ordonne une nouvelle fois de méditer ces principes,  nous prescrit de placer les paroles de ce paragraphe, Véhaya im chamoa’, dans les téphilines du bras et de la tête, et de fixer ce même paragraphe sur les poteaux des portes de nos maisons. Nous voyons donc que, dans le premier paragraphe, l’accent était mis sur notre orientation vers le Ciel, sur le don de toutes les forces de notre âme au service de Dieu ; tandis que, dans le deuxième paragraphe, l’accent est mis sur la révélation de la conduite divine dans le monde. Cette révélation s’exprime par l’observance des mitsvot, ainsi que par la récompense et par la punition, qui manifestent, elles aussi, la providence de Dieu sur le monde.

Le troisième paragraphe, Vayomer (Nb 15, 37-41), expose la mitsva des tsitsit, qui possède une vertu particulière, celle de pouvoir nous rappeler toutes les mitsvot et d’éveiller notre conscience à leur observance, comme il est dit : « Vous vous souviendrez de tous les commandements de l’Eternel et vous les accomplirez. » Une allusion à cela se trouve dans le fait que la mitsva des tsitsit s’accomplit le jour et non la nuit : le jour fait allusion au dévoilement clair de la parole de Dieu dans le monde. Par le dévoilement de la lumière des mitsvot et par leur rappel, nous trouvons la force de surmonter le penchant au mal, comme il est dit : « Vous les accomplirez, et vous ne vous égarerez pas à la suite de vos cœurs et de vos yeux, à la suite desquels vous vous prostitueriez. » À la fin de cette paracha, est mentionnée la sortie d’Egypte. De même que le tsitsit révèle la lumière des mitsvot, de même la sortie d’Egypte révéla qu’il y a un Maître dans le monde, et que le peuple d’Israël a été choisi pour dévoiler Sa parole.

Nous voyons donc que ces trois paragraphes sont la continuation et l’extension du principe de la foi contenu dans le verset Chéma Israël. Dans le premier paragraphe, nous apprenons le sens essentiel de la foi au sein de notre vie : la foi constitue le seul et unique principe de notre vie ; c’est là l’extension des mots Ado-naï E’had (« l’Eternel est Un »). Grâce à cela, nous prenons sur nous le joug des commandements, par le deuxième paragraphe, ce qui constitue l’extension des mots Ado-naï Elo-hénou (« l’Eternel est notre Dieu »). Le troisième paragraphe, quant à lui, contient la mitsva des tsitsit, qui nous rappelle et nous enseigne l’ensemble des mitsvot. Il s’achève par le rappel de la sortie d’Egypte, laquelle a révélé au monde que Dieu a choisi Israël, et qu’Il exerce Sa providence et Son règne sur Son monde. Cela constitue une extension des mots Chéma Israël. Par la suite (§ 12), nous verrons que les bénédictions du Chéma instituées par les sages sont elles-mêmes une continuation et un parachèvement apportés à la lecture du Chéma.

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