06 – Signification de l’offrande d’encens

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Comme on le faisait du sacrifice journalier, c’est chaque jour que l’on faisait brûler l’encens, la moitié le matin, l’autre moitié à l’approche du soir. Mais alors que le sacrifice journalier exprime de façon manifeste le lien qui existe entre Israël et Dieu, entre toutes les créatures qui sont au monde et la source de leur vie – et c’est bien pour cela que l’on faisait fumer les quartiers du sacrifice quotidien sur l’autel extérieur, dévoilé à tous –, l’encens exprime le lien intérieur, profond, qui unit Israël à Dieu. Aussi, on consumait l’encens sur l’autel intérieur, au sein du Sanctuaire.

Au moyen de l’encens, une lumière spirituelle supérieure apparaît dans le monde, lumière qui éclaire l’âme intérieure de chaque créature, et relie le tout à la sainteté. Aussi, l’encens était-il composé d’épices odoriférantes, car le parfum constitue la source de plaisir la plus fine et la plus spirituelle au monde. L’odeur se répand dans toutes les directions, ce qui fait allusion à l’influence intérieure de l’illumination spirituelle sur toutes les créatures, venant les relier à la sainteté et rehausser leur niveau d’élévation (Rav A.Y. Kook, Olat Reïya p. 135).

Onze ingrédients composaient l’encens ; on les pilait tous très finement afin de les mêler parfaitement les uns aux autres ; grâce à cela, leur bonne odeur s’élevait convenablement. Ce qui est ici évoqué de façon allusive est que, par l’union totale de toutes les forces en vue d’un objectif saint, le monde parvient à sa réparation.

L’un des ingrédients principaux de l’encens est le galbanum (‘helbena), qui fait allusion aux pécheurs d’Israël : eux aussi, à leur racine, sont liés à la sainteté d’Israël. L’odeur de ce galbanum était en soi très mauvaise. Mais par l’effet du mélange particulier composant l’encens, cette odeur changeait et devenait bonne, et au lieu d’abîmer le parfum de l’encens, ce dernier s’améliorait considérablement par l’adjonction du galbanum. Cela nous enseigne que, lorsque toutes les forces d’Israël s’unissent au service d’un objectif saint, la qualité intérieure des pécheurs d’Israël se dévoile, et eux aussi servent à la réparation du monde (cf. Olat Reïya I, p. 136-138).

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