02. Préparation corporelle à la ‘Amida

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Nos sages ont dit : « Si l’on éprouve un besoin naturel, “grandˮ ou “petitˮ, on ne priera pas » (Berakhot 23a). Il y a à cela deux raisons : premièrement, le besoin éprouvé risque de déconcentrer l’esprit ; deuxièmement, il ne convient pas de se présenter devant le Saint béni soit-Il pour prier lorsque le corps est souillé par quelque salissure.

Même dans le cas où l’on éprouve un doute sur la nécessité de se soulager, nos sages enseignent qu’il convient a priori de vérifier, avant la prière, si l’on n’a pas un besoin à satisfaire (Berakhot 15a). Ils s’appuient en cela sur le verset suivant : « Apprête-toi à la rencontre de ton Dieu, Israël » (Am 4, 12). Il est dit aussi : « Prête attention à toi (littéralement : garde ton pas) quand tu prends le chemin de la Maison de Dieu » (Ecc 4, 17) ; et la lecture midrachique élabore : « Garde-toi d’avoir un besoin à satisfaire à l’heure où tu te tiens en prière. »

Si l’on a le nez qui coule, on se mouchera avant de prier afin de ne pas avoir besoin de se moucher durant la prière[b]. Et si l’on est dérangé par un glaire, on crachera avant la prière, afin de ne pas être gêné pendant celle-ci (Choul’han ‘Aroukh 92, 3). Si l’on est obligé  de se moucher pendant la prière, on le fera de la façon la plus discrète. Si l’on doit bâiller, on mettra la main devant la bouche. Car celle qui se tient en prière doit être très attentive à l’honneur dû au Ciel ; et tout ce qui est considéré comme impoli devant les autres est interdit pendant la prière (cf. Choul’han ‘Aroukh 97, 1-2).


[b]. Cette prescription vise surtout la ‘Amida.
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