04. Si l’on a besoin d’aller aux toilettes au cours de sa prière

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Si l’on a commencé à réciter la ‘Amida sans éprouver le besoin d’aller aux toilettes, et qu’un intense besoin apparaisse pendant cette prière, on pourra continuer sa prière tout le temps que l’on peut se retenir, puisque l’on a commencé de façon permise.

Même si l’on avait conscience d’éprouver un besoin, mais que l’on ait pensé pouvoir se retenir durant soixante-douze minutes, et bien que, dans un tel cas, on aurait dû se rendre aux toilettes avant de prier, on terminera sa ‘Amida, même si, après l’avoir commencée, il apparaît subitement que l’on ne serait pas en mesure de se retenir soixante-douze minutes. Il suffit en effet, pour poursuivre sa prière, qu’au début de celle-ci on ait estimé pouvoir se retenir.

Mais si l’on éprouve un si grand besoin que l’on ne peut plus se retenir, on ira immédiatement aux toilettes. Si l’interruption est d’une durée semblable à la durée habituelle de sa récitation de la ‘Amida, du début à la fin, on reprendra sa ‘Amida au début. Si l’interruption a été moindre, on reprendra sa prière à l’endroit où l’on s’était interrompu[3].


[3]. Si l’on récite l’ensemble de l’office, et que l’on ait commencé sans avoir besoin d’aller aux toilettes, mais que l’on sente subitement que l’on ne pourrait se retenir soixante-douze minutes, sans que l’on ait pour autant besoin de s’arrêter pour le moment afin de prévenir l’écoulement de l’urine ou des matières – si bien que, si l’on se rendait maintenant aux toilettes, on devrait s’efforcer un peu afin d’entraîner l’expulsion –, on peut poursuivre la section de la prière où l’on se trouve, puisqu’on a commencé de façon permise, et que le besoin n’est pas si grand. Si le besoin se fait sentir au cours des Pessouqé dezimra, on patientera jusqu’à ce que l’on ait achevé ceux-ci et la bénédiction Yichtaba’h qui les ponctue, puis on ira aux toilettes. Si c’est au cours des bénédictions du Chéma que le besoin se fait sentir, on ira aux toilettes après avoir terminé de dire la bénédiction ou le paragraphe où l’on se trouve (Michna Beroura 92, 9 ; Béour Halakha ד »ה יעמיד, La Prière d’Israël 5, note 10).

Si le besoin est si fort que l’on est vraiment obligé de se retenir afin de prévenir la fuite de ses besoins, on transgresse à ce stade l’interdit de bal techaqetsou (ne pas porter en soi d’immondice ; Rama 92, 2, Choul’han ‘Aroukh Harav 3, 11). Si l’on se trouve alors dans les Pessouqé dezimra ou les bénédictions du Chéma, on ira immédiatement aux toilettes, puisque s’interrompre à ces endroits n’est pas si grave. Mais si l’on est au milieu de la ‘Amida, partie de la prière où il est grave de s’interrompre, on poursuivra sa ‘Amida, puisqu’on l’avait commencée sans éprouver de besoin. Ce n’est que si l’on n’est décidément plus capable de se retenir que l’on ira aux toilettes (La Prière d’Israël 5, note 11).

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