06 – Jusqu’à quand on a l’usage de dire le Qaddich ; le jour anniversaire du décès.

https://ph.yhb.org.il/fr/02-04-06/

L’usage ashkénaze est que les endeuillés conduisent l’office et disent le Qaddich durant les onze premiers mois qui suivent le décès ; en effet, le jugement des méchants au Guéhinom dure douze mois ; or si l’on prononçait le Qaddich pour un défunt durant douze mois, on donnerait l’impression de considérer le défunt comme un méchant (Rama, Yoré Dé’a, 376, 4). L’usage séfarade est d’interrompre la récitation du Qaddich durant une seule semaine, au début du douzième mois, puis de reprendre la conduite de l’office et la récitation du Qaddich jusqu’au jour anniversaire de la mort (Birké Yossef). Quant au Qaddich que l’on dit après un cours de Torah, en dehors du cadre de la prière, les endeuillés  peuvent le dire durant tout le douzième mois (Rav Péalim IV Yoré Dé’a 32). Pour celui dont on sait qu’il était pécheur – un homme qui a mis fin à ses jours ou qui a renié la foi juive –, on dit le Qaddich durant toute la durée des douze mois (Pit’hé Téchouva, Yoré Dé’a 376, 9).

On a également l’usage de dire le Qaddich et d’officier le jour du jahrzeit (jour anniversaire du décès du père ou de la mère, appelé encore hazkara). Selon l’usage séfarade, on commence à dire le Qaddich dès le vendredi qui précède le jour du jahrzeit, et l’on poursuit jusqu’au jour même du jahrzeit ; si l’on est agréé par l’assemblée, il sera bon d’officier aussi ces jours là (Kaf Ha‘haïm, 55, 23). Parmi les Ashkénazes, certains ont aussi l’usage d’officier durant le Chabbat précédant le jahrzeit, ainsi qu’à l’office d’Arvit qui suit la fin de ce même Chabbat (Pné Baroukh 39, 2). Cependant, on ne peut supplanter, durant ces jours précédant le jahrzeit, un endeuillé qui se trouverait, lui, dans l’année de la disparition de l’un de ses parents, ni une personne qui aurait, ce jour même, un jahrzeit (Pisqé Techouva 132, 26). Le jour du jahrzeit est fixé d’après le jour du décès et non d’après le jour de l’enterrement. Il en est de même à la fin de l’année de deuil : le jahrzeit, en tant que tel, est fixé à la date du décès1, de l’avis du Choul’han ‘Aroukh (Ora’h ‘Haïm 568, 7), le jahrzeit d’une personne dont le décès aurait eu lieu au mois d’adar serait fixé en adar II, tandis que, pour le Rama, il doit être fixé en adar I. Lorsque le décès a eu lieu le premier jour de Roch ‘hodech du mois d’adar II, jour qui, dans le calendrier hébraïque, coïncide avec le 30 Adar I, le jahrzeit, lors d’une année non embolismique, sera fixé le premier jour de Roch ‘hodech adar, qui est aussi le trentième jour de chvat (Michna Beroura 668, 42 ; voir Pné Baroukh 39, 36-37). Pour les autres règles de la récitation du Qaddich, cf. Pné Baroukh 34 ; Yalqout Yossef VII 23).].

  1. Bien qu’en matière de deuil proprement dit, on compte la semaine, le mois et les douze mois de deuil à compter de la date d’enterrement, le jahrzeit en tant que tel est fixé d’après la date du décès. Certains ont pourtant l’usage, la première année, de marquer le jahrzeit d’après la date d’enterrement, mais l’usage principal est de le marquer, même à l’issue de la première année, au jour du décès, comme l’expliquent le Pné Baroukh et le Yalqout Yossef. Lorsque l’on se trouve dans une année embolismique [année de treize mois, durant laquelle le mois d’adar est redoublé
Ce contenu a été publié dans Chapitre 04 – L’officiant et le Qaddich des endeuillés. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.