01 – ‘Hol hamo’ed

Le fête de Pessa’h et celle de Soukot commencent par un Yom tov et s’achèvent par un Yom tov. Dans l’intervalle, se trouvent les jours de ‘Hol hamo’ed. La fête de Pessa’h dure sept jours, dont cinq sont de ‘Hol hamo’ed. La fête de Soukot, si l’on y ajoute Chemini ‘atséret, dure huit jours, dont six de ‘Hol hamo’ed. C’est à ce propos qu’il est dit, s’agissant de Pessa’h : « Et le quinzième jour de ce mois sera la fête des azymes en l’honneur de l’Éternel ; sept jours durant, vous mangerez des azymes. Le premier jour sera pour vous une convocation sainte ; vous ne ferez aucun ouvrage servile. Vous présenterez un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel, pendant sept jours ; le septième jour sera une convocation sainte, vous ne ferez aucun ouvrage servile » (Lv 23, 6-8). De même, il est dit de Soukot : « Parle aux enfants d’Israël en ces termes : “Le quinzième jour de ce septième mois sera la fête des tentes, pendant sept jours, en l’honneur de l’Éternel. Le premier jour sera convocation sainte ; vous ne ferez aucun ouvrage servile. Sept jours durant, vous présenterez un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel ; le huitième jour sera pour vous convocation sainte, et vous présenterez un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel ; c’est une fête de clôture : vous ne ferez aucun ouvrage servile » (ibid. 23, 34-36).

Les jours de ‘Hol hamo’ed ont un statut intermédiaire, profane (‘hol) d’un côté, et appartenant à la fête (mo’ed) de l’autre. C’est pourquoi ils sont appelés ‘Hol hamo’ed, « le profane de la fête ». D’un côté, ils sont inclus dans les jours de la fête, et c’est une mitsva de la Torah que de s’y réjouir ; on y offre, de même qu’à Yom tov, des sacrifices propres à la fête ; et ce n’est qu’en associant ces jours que la fête de Pessa’h et celle de Soukot font sept jours. De plus, à Pessa’h, il est interdit d’y manger du ‘hamets ; à Soukot, c’est une mitsva que d’y résider dans la souka, comme au premier jour de Yom tov. Les jours de ‘Hol hamo’ed sont, eux aussi, inclus dans la fête, puisqu’ils sont nommés miqraé qodech (convocations saintes), comme il est dit : « Voici les fêtes de l’Éternel, que vous proclamerez, convocations saintes, où vous présenterez un sacrifice consumé par le feu en l’honneur de l’Éternel, holocauste et offrande, victime et libations, chaque chose en son jour » (Lv 23, 37). Aussi, lors de la prière de Moussaf, on dit en ces jours : et yom miqra qodech hazé (« ce jour de convocation sainte ») (Choul’han ‘Aroukh 490, 3, Michna Beroura 6).

De l’autre côté, lorsque la Torah traite de ces jours de manière plus détaillée, elle insiste sur le fait que le premier et le dernier jours sont miqraé qodech, et qu’il est interdit d’y accomplir aucun ouvrage servile. On voit donc que les jours de ‘Hol hamo’ed ne sont pas appelés, à l’égard de l’interdit du travail, miqraé qodech. Aussi est-il permis d’y faire des mélakhot pour les besoins de la fête, ou pour éviter une perte. Et puisque ces jours présentent, par un côté, un aspect profane, on récite une Havdala entre le Yom tov et ‘Hol hamo’ed ; et l’on dit, dans le texte de cette Havdala : « Béni sois-Tu… qui distingues le saint du profane » (cf. ci-dessus, chap. 2 § 11).

Dans ce chapitre, nous traiterons de la mitsva de ‘Hol hamo’ed, et dans les deux suivants nous expliquerons largement les lois relatives au travail pendant ces jours : dans l’un, nous exposerons les règles applicables à tout homme, dans sa vie personnelle ; dans l’autre, des cas dans lesquels il est permis de travailler à ‘Hol hamo’ed.

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