02.La thématique de Chemini ‘atséret

Nos sages enseignent que les soixante-dix taureaux offerts lors de la fête de Soukot correspondent aux soixante-dix nations, tandis que le taureau unique que l’on offre à Chemini ‘atséret correspond à la nation unique, le peuple d’Israël.

Parabole d’un roi de chair et de sang qui dit à ses serviteurs : « Préparez-moi un grand festin. » Le denier jour, il dit à son ami : « Prépare-moi un petit repas, afin que je profite de ta présence » (Souka 55b).

Dans le même ordre d’idées, le Midrach explique :

Parabole d’un roi qui a offert un festin de sept jours, et a invité tous les sujets de son royaume, les sept jours dudit festin. Une fois les sept jours passés, il dit à son ami : « Nous sommes quittes de notre obligation à l’égard des gens du royaume. Préparons, toi et moi, ce que tu trouveras, une livre de viande ou de poisson, ou de légumes. » Ainsi dit le Saint béni soit-Il à Israël : « Le huitième jour sera pour vous un jour de clôture, préparez ce que vous trouverez, un taureau et un bélier » (Nb Rabba 21, 24).

De même, les maîtres du Zohar (III Émor 104b) enseignent que ce jour appartient au Roi seul : c’est le jour où Il se réjouit en Israël.

Parabole d’un roi qui a convié des invités, et tous les gens du palais (Israël) ont fait de leur mieux pour les recevoir. Après cela, le roi dit : « Jusqu’ici, vous et moi avons fait les honneurs à tous les invités, et vous avez offert chaque jour des sacrifices pour les soixante-dix peuples. À présent, vous et moi nous réjouirons un jour. » C’est à ce propos qu’il est écrit : « Le huitième jour sera pour vous un jour de clôture » (Nb 29, 35). Pour vous : car les sacrifices sont pour vous-mêmes.

Autre fragment midrachique :

Dès lors que les enfants d’Israël entendirent cela, ils commencèrent à louer le Saint béni soit-Il en disant : « C’est le jour que fit l’Éternel, exultons, réjouissons-nous en lui (naguila vé-nisme’ha bo) ! » (Ps 118, 24). Rabbi Avin a dit : « [De prime abord] nous ne savons pas de quoi nous sommes invités à nous réjouir [dans ce verset], si c’est du jour, ou du Saint béni soit-Il même. Or Salomon est venu l’expliquer (dans le Cantique des cantiques 1, 4) : “Exultons et réjouissons-nous en toi (naguila vé-nisme’ha bakh)”. En toi [signifie] en ta Torah ; en toi [signifie] en ton secours… » (Yalqout Chim’oni, Pin’has 782).

Tel est le propos spécifique de Chemini ‘Atséret, qui ne comprend aucune mitsva particulière, en dehors de celle de se réjouir en Dieu, en sa Torah et en son secours.

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