07. Relations conjugales

La cinquième mortification consiste à s’abstenir de relations conjugales. Pour s’éloigner de la transgression, les époux doivent se comporter comme au temps où la femme est nida : ne pas se toucher l’un l’autre, et ne pas dormir dans le même lit (Choul’han ‘Aroukh 615, 1, Michna Beroura 1)[9].

Plusieurs Richonim des pays ashkénazes écrivent qu’il faut se garder de manger, la veille de Kipour, des aliments susceptibles de provoquer une émission vaine de semence (Rama 608, 4). De nos jours, les médecins ne savent pas dire quels aliments provoquent cela ; aussi n’est-il pas obligatoire de s’abstenir de tel aliment. Il est juste que les jeunes s’abstiennent de dormir d’une façon qui, à leur connaissance, risquerait de causer une pollution nocturne. Nombreux sont ceux qui ont coutume de réciter, avant de dormir, les psaumes 1 à 4, ce qui constitue une ségoula[g] contre les pollutions nocturnes (Michna Beroura 619, 14).


[9]. Selon le Touré Zahav, c’est seulement durant la nuit qu’il faut se comporter, à l’égard de sa femme, comme aux jours où elle est nida. Mais le Choul’han ‘Aroukh 615, 1 n’a pas fait de différence entre le jour et la nuit. C’est dans ce dernier sens que se prononce le Michna Beroura 1, se fondant sur Maguen Avraham, Élya Rabba, Birké Yossef, Choul’han ‘Aroukh Harav et ‘Hayé Adam. Cependant, en cas de nécessité, on peut être indulgent le jour (Élef Lamaté 1, Ben Ich ‘Haï, Vayélekh 15). Il est donc permis à des époux d’être kvaters [personnes qui, lors d’une circoncision,  amènent le bébé vers le fauteuil du prophète Élie], quand une circoncision a lieu le jour de Kipour, l’épouse faisant passer le bébé de ses mains à celles de son époux (Halikhot Chelomo 5, 22).

[g]. Acte ou comportement approprié, spirituellement, pour produire telle chose souhaitable ou éviter telle autre, fâcheuse.

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