08. Autres jeux ; jeux de plein air

    Il est permis de tendre le ressort d’une voiture-jouet pour lui permettre d’avancer quelque peu, à condition que la voiture de klaxonne pas, et qu’aucune lumière ne s’allume (cf. plus haut, chap. 15 § 8). Tous les jeux fonctionnant avec des piles sont ainsi interdits (cf. chap. 17 § 2).

Il est interdit de gonfler un ballon, de crainte qu’on n’en vienne à l’attacher. Mais s’il s’agit d’un ballon qu’on a l’usage de fermer avec un bouchon, et non en faisant un nœud, et qu’on l’ait déjà gonflé une fois, il sera permis de le gonfler (cf. ci-dessus chap. 15 § 8).

Il est interdit aux enfants, le Chabbat, d’utiliser des instruments de musique-jouets – tels que trompette, clavier, guitare, cloche, crécelle ; ces jouets sont mouqtsé. Mais il est permis de donner à un bébé un hochet qui produit un son quand on l’agite ou quand on le presse ; pour la personne majeure, en revanche, il est interdit d’en tirer un son (Michna Beroura 338, 1, Béour Halakha, passage commençant par Aval ; Chemirat Chabbat Kehilkhata 16, 2-3, note 10 ; Har’havot).

Le sable est mouqtsé, mais si on l’a préparé pour que les enfants y jouent, il n’est pas mouqtsé (cf. ci-dessus chap. 23 § 3). Il est permis d’y jouer, à condition qu’il soit fin et sec, afin que l’on ne puisse y modeler des formes. Si le sable est humide, il est interdit d’y jouer, au titre de la mélakha de construire (boné), puisqu’il serait alors possible d’y marquer des creux ou de les aplanir. Il est de plus interdit de mouiller le sable, au titre de la mélakha de pétrir (lach ; cf. chap. 15 § 2).

Il est interdit de jouer aux billes sur la terre, de crainte qu’on n’en vienne à aplanir les creux afin que les billes puissent y rouler droit. Pour la même raison, il est interdit de jouer, sur la terre, à un jeu quelconque nécessitant un terrain droit. Même si le sol d’une cour est carrelé, il est interdit d’y jouer, de crainte que l’on n’en vienne à jouer sur un sol qui, lui, n’est pas carrelé, et à aplanir les creux. Mais sur le sol carrelé qui est à l’intérieur de la maison, il est permis de jouer : puisque toutes les maisons, de nos jours, ont leur sol revêtu, il n’est pas à craindre d’en venir, à partir de tels jeux, à jouer à l’extérieur, sur un sol qui n’est pas carrelé (cf. ci-dessus chap. 15 § 2).

Il est permis de jouer avec des noyaux d’abricot, comme les enfants en ont l’habitude : puisque les enfants les ont réservés à cette fin, ces noyaux ne sont pas mouqtsé comme le sont les autres noyaux de fruits. Même les noyaux qui ont été extraits de l’abricot pendant Chabbat ne sont pas mouqtsé, puisque nombreux sont ceux qui ont l’habitude de les utiliser à leurs jeux (cf. Chemirat Chabbat Kehilkhata 16, note 33).

Il est permis de se balancer sur une balançoire ; mais si elle est attachée à un arbre, même par un seul côté, c’est interdit. Si elle est attachée à un pieu qui, lui, est attaché à un arbre, c’est permis (cf. chap. 19 § 7).

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