09. Circoncision, introduction d’un rouleau de la Torah, bar-mitsva

Il est permis d’organiser des repas donnés à l’occasion d’une mitsva, et d’y chanter et danser, comme on en a l’usage tout au long de l’année. Par exemple, il est permis, pendant l’omer, de donner un repas à l’occasion d’une circoncision (berit-mila), du rachat d’un premier-né (pidyon haben) ou de la clôture d’un traité talmudique (siyoum massékhet). Si l’on a l’habitude, durant de tels repas, de danser et de diffuser de la musique joyeuse, on y sera autorisé, puisqu’il s’agit là d’une joie associée à une mitsva.

De même, s’agissant de faire venir des musiciens : en un lieu où il est d’usage constant de faire venir des musiciens pour animer de tels repas associés à une mitsva, il sera permis de réserver un tel orchestre, même durant les jours de l’omer, marqués par le deuil. Quoiqu’il y ait des décisionnaires rigoureux en cette matière, la halakha est conforme à l’avis des décisionnaires indulgents, puisque l’on se trouve en présence d’un doute portant seulement sur une coutume de deuil. Mais dans le cas où, de toute façon, il n’est pas certain que l’habitude soit de réserver des musiciens, il sera préférable de s’en abstenir durant cette période.

Il est permis de fêter l’entrée d’un nouveau rouleau de la Torah (séfer-Torah) à la synagogue, avec des chants, des instruments et des danses, selon l’usage, car ces danses et ces mélodies sont exécutées en l’honneur d’une mitsva.

La règle est la même s’agissant d’un repas de bar-mitsva, organisé le jour même de l’accession du jeune homme à l’âge des mitsvot (treizième anniversaire, selon la date hébraïque) : il sera permis d’organiser un tel repas, comme on en a l’habitude dans le reste de l’année. Quand il n’est pas possible de fixer cette fête de bar-mitsva le jour même où l’adolescent accède à l’âge des mitsvot, il sera permis d’organiser ce repas sans y faire entendre de musique. Toutefois, si, au début de cette même réunion, on a prévu une clôture d’étude de traité talmudique, ou d’un des six ordres de la Michna, on pourra y diffuser de la musique, selon ce qui est habituel en de semblables fêtes de bar-mitsva[11].


[11]. Pour un repas de chidoukhim, considéré quelque peu comme un repas donné en l’honneur d’une mitsva (sé’oudat mitsva), cf. Maguen Avraham 493, 1 et Michna Beroura 3. Cf. ci-dessus § 5 et note 7. Les décisionnaires qui permettent la musique instrumentale lors d’un repas donné en l’honneur d’une mitsva sont : Igrot Moché, Ora’h ‘Haïm II 95 et Even Ha’ezer I 97 ; Michné Halakhot 6, 109 ; Ye’havé Da’at VI 34. Parmi ceux qui l’interdisent : Min’hat Yits’haq I 111 d’après Da’at Qedochim ; cf. Pisqé Techouvot 493, 5. En ces matières, la halakha est conforme à l’opinion indulgente. Selon le Chlamé Mo’ed p. 454 au nom du Rav Chelomo Zalman Auerbach, il est permis d’organiser un repas de bar-mitsva un jour autre que celui où le jeune homme accède à sa majorité religieuse, mais sans danses ni orchestre. S’agissant même d’activités organisées afin de réjouir des personnes handicapées saines d’esprit, il est interdit de mettre sur pied une fête joyeuse durant ces jours.

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