06. Comment on dépose l’érouvalimentaire ; sa bénédiction

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On a coutume d’utiliser, pour l’érouv, des pains azymes (matsa, plur. matsot), parce que la matsa se conserve longtemps et que, tant qu’elle est consommable, elle peut encore servir en tant qu’érouv, si bien qu’il n’est pas nécessaire de prévoir un érouv nouveau (Choul’han ‘Aroukh et Rama 368, 5). Chaque année, à l’approche de la fête de Pessa’h, on a coutume de déposer un érouv nouveau, et de prononcer la bénédiction qui s’y rapporte, ainsi que le texte traditionnel relatif à l’installation de l’érouv, en vue de l’année à venir. Dans de nombreuses communautés, on confie au rabbin l’honneur de déposer l’érouv pour tous. Si l’on a oublié de déposer l’érouv avant Pessa’h, tant que l’érouv précédent existe toujours, il est permis de continuer de porter dans l’ensemble du territoire entouré.

Il faut placer l’érouv alimentaire dans une seule boîte, ou dans un seul sac. On a coutume de le déposer dans la synagogue ou près d’elle, car ce lieu est commun à tous (Choul’han ‘Aroukh 366, 4 ; cf. note 5).

Avant de déposer cet érouv, il faut veiller à ce qu’il appartienne à tous les habitants de la ville. Par conséquent, celui qui déposer l’érouv doit soulever les matsot de la hauteur d’un téfa’h, et former l’intention de faire l’acquisition de ces matsot au nom de tous les habitants de la ville, et de tous ceux qui viendront y habiter dans l’avenir. Afin de pouvoir réaliser l’acte d’acquisition, il faut que les matsot appartiennent, auparavant, à une autre personne.

Avant de réaliser l’acquisition de l’érouv et de l’installer à sa place, il faut prononcer la bénédiction : Baroukh Ata Ado-naï, Elo-hénou, Mélekh ha’olam, acher qidechanou bemitsvotav, vétsivanou ‘al mitsva ‘érouv (« Béni sois-Tu, Eternel, notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements, et nous as prescrit la mitsva de l’érouv »). Après quoi, on dira : « Par cet érouv, qu’il nous soit permis (à tous les habitants de ce lieu / de ce village / de cette ville / de cette cour) de faire sortir et entrer des objets, des maisons à la cour, de la cour aux maisons, d’une maison à l’autre, d’une cour à l’autre, d’un toit à l’autre, des maisons et des cours à une impasse, d’une impasse à toutes les maisons et cours de cette ville, à nous et à tous ceux qui habitent cette ville, ainsi qu’à toute personne qui s’y adjoindra, pendant tous les Chabbats de cette année, et toutes les fêtes, puissent ces jours nous être propices » (Choul’han ‘Aroukh 366, 15, Michna Beroura 83).

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